La caisse d’épargne Unnim, prochain candidat à la vente aux enchères
Unnim file tout droit vers une vente aux enchères. La caisse d’épargne, issue de la fusion des trois établissements catalans Caixa Saabadell, Terrassa et Manlleu, a terminé les neuf premiers mois de l’année sur une perte de 107 millions d’euros, avec un taux de créances douteuses de 8,34%. Pourtant à la fin du premier semestre, l’entité affichait encore des bénéfices de 25,4 millions d’euros. Selon Unnim, ces pertes s’expliquent par la «détérioration du portefeuille des crédits et de l’immobilier» et par «les coûts de restructuration de l’entité», s’élevant à 77 millions d’euros. Les bénéfices enregistrés au premier semestre provenaient d'éléments exceptionnels, comme la vente de son portefeuille d’assurance à Aegon et Reale pour une valeur de 34 millions d’euros.
Cette annonce réveille les doutes sur la fiabilité des bilans bancaires puisque le même scénario s’était présenté avec d’autres caisses d’épargne comme CCM, Cajasur, la Cam et Banco de Valencia. Enrique Perez Hernandez, professeur d’économie à l’Institut d’études boursières de Madrid, explique que «la révision des comptes par les administrateurs du Fonds de restructuration bancaire (Frob), instrument de la Banque d’Espagne, avait révélé des chiffres qui différaient de ceux qui avaient été communiqués par les anciens administrateurs de ces entités.»
Saisie cette année par le Frob, Unnim avait échoué en 2010 aux tests de résistance et avait finalement accepté une aide publique lors de son processus de recapitalisation. Le Frob, qui avait nationalisé temporairement la caisse, avait injecté 568 millions d’euros pour sa recapitalisation.
Comme pour la Cam, Unnim devrait donc faire prochainement l’objet d’une vente aux enchères. Selon l’agence EFE, un premier tour de table sera organisé le 13 janvier en présence de Banco Santander, BBVA, La Caixa, Unicaja, Ibercaja et Kutxabank.
Selon Enrique Perez Hernandez, un «schéma de protection d’actifs» devrait également être appliqué pour Unnim «permettant de garantir les dettes à hauteur de 80%». L’expert financier se demande pourtant si ce sera le Fonds de garantie des dépôts qui paiera cette fois la facture d’Unnim après avoir déboursé 6,59 milliards d’euros pour la Cam. Selon lui, le scénario qui pourrait se présenter serait «d’obliger les banques à digérer l’absorption d’Unnim».
Plus d'articles du même thème
-
OpenAI pourrait reporter son introduction en Bourse à 2027
Le créateur de ChatGPT préfèrerait patienter plutôt que de se coter à une valorisation inférieure à 1.000 milliards de dollars. L'un de ses actionnaires, Softbank, en fait les frais en Bourse. -
La demande intérieure et les services, deux atouts pour l'économie indienne
Touchée par la flambée des prix de l’énergie, l’Inde s’adapte et continue de se transformer. Depuis l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi en 2014, le pays a mené des réformes importantes et veut gagner sa place parmi les grands de ce monde. -
Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
Pour les grandes entreprises françaises, les promesses du marché indien n'ont plus rien de théorique. Mais l'hypercroissance impose de relever nombre de défis.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
Finances royales : au Royaume-Uni, Charles III mise sur la transparence et révèle un impôt record
Premier monarque britannique à dévoiler publiquement sa contribution fiscale, Charles III a révélé avoir acquitté plus de 30 millions de livres d'impôts depuis son accession au trône en septembre 2022, soit environ 35 millions d'euros -
CarrièreDéconnecter, une mesure de sauvegarde pour nos cerveaux
L’Observatoire B2V des mémoires, cet organisme créé par le Groupe de protection sociale B2V, pour explorer la mémoire et le fonctionnement de nos cerveaux et vulgariser l'information scientifique, nous rappelle pourquoi il est vraiment nécessaire de faire une pause -
CarrièreTrois conseils de l’Apec pour entretenir son employabilité
Et si après 45 ans, votre meilleur atout… c’était vous (mais un peu version 2.0) ?