JPMorgan inaugure une saison de résultats maussades pour les BFI
La banque américaine a publié un résultat trimestriel supérieur aux attentes, après avoir stabilisé ses activités de marchés, en forte baisse sur janvier-février.
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Amélie Laurin
Le siège de JP Morgan. Photo: Scott Eells/Bloomberg
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JPMorgan donné le « la », mais limite la casse. La première banque américaine en termes d’actifs a inauguré hier la saison des résultats trimestriels du secteur avec des profits en baisse moins marquée qu’attendu. Son bénéfice net à fin mars a diminué de 6,7% sur un an, à 5,52 milliards de dollars (4,88 milliards d’euros), en raison de l’augmentation des provisions sur des créances liées au secteur de l’énergie et de la diminution de 15% des revenus de la banque de financement et d’investissement. Mais cette dernière affiche un recul moins marqué que prédit par la banque elle-même, du fait du ralentissement de l’économie mondiale, de la baisse des matières premières et des taux bas.
Fin février, JPMorgan avait préparé les esprits en évoquant une baisse de 20% des revenus de ses activités de sales and trading. Elle a finalement été limitée à 11% grâce à la la « stabilisation » du trading depuis début mars. Le recul est plus marqué (-13%) dans le fixed income (taux et change), où les revenus obligataires sont au plus bas depuis 2010, que dans les actions (-5%), où la banque a bénéficié des « résultats solides des dérivés en Asie ».
En revanche, ses prévisions se sont révélées exactes dans la banque d’investissement (fusions-acquisitions et émissions primaires) qui a décroché de 24%, soit quasiment les 25% annoncés. Les grandes opérations se font rares, quand elles ne sont pas annulées comme la méga-fusion entre Pfizer et Allergan, conseillé par JPMorgan.
Face aux deux gros pôles de la BFI, les revenus des activités de financement ont chuté de 33%, ce qui « reflète les pertes en mark-to-market (mise en valeur de marché, ndlr) sur des couvertures de prêts à intérêts non comptabilisés et des gains inférieurs sur les garanties issues des restructurations ». Enfin les provisions sur les prêts de la BFI ont atteint 459 millions d’euros, contre une reprise un an plus tôt. Cela « reflète en priorité les réserves plus importantes sur les portefeuilles pétrole & gaz et métaux & énergie », où les provisions devraient encore augmenter. Symbole fort, le premier producteur de charbon américain, Peabody, a déposé le bilan hier.
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