« J’aime avoir accès à des interlocuteurs qui peuvent expliquer leur métier »
Vincent Marioni, directeur Europe des investissements chez Allianz GI
« J’ai toujours fait de l’analyse crédit. J’ai découvert ce métier par hasard à la Caisse des dépôts et consignations. J’ai tout de suite apprécié cette activité en évolution permanente, qu’il s’agisse du marché lui-même, des entreprises, de la réglementation. Mais ce que j’aime le plus est d’avoir accès à des interlocuteurs qui peuvent expliquer leur métier. Aujourd’hui, le Brexit va probablement renforcer l’analyse crédit et la gestion à Paris ou Francfort, ce qui devrait soutenir les recrutements. Mais on ne s’attend pas non plus à un appel d’air massif. Le contexte de taux bas et la pression sur les frais de gestion qui en découle ne laissent pas des marges budgétaires énormes pour recruter. Les jeunes doivent parfois attendre, faire leurs preuves, pour trouver leur place. Pour nos recrutements, nous cherchons des professionnels capables de s’approprier notre approche fondamentale et de réaliser des projections. Outre l’expertise financière, nous attendons aussi de leur part une bonne dose de curiosité au quotidien et une culture générale importante. Ce sont ces qualités qui nous permettent de décortiquer les comptes d’une entreprise et d’anticiper les risques en termes de solidité financière. Cela peut ensuite ouvrir des passerelles de carrière vers d’autres métiers comme la banque, la dette privée ou la gestion des risques. Mais les voies les plus courantes restent soit de devenir manager, soit de développer nos domaines d’expertise. Aucune ne prévaut sur l’autre. La voie de l’expertise permet notamment de couvrir, année après année, spécialisation après spécialisation, l’ensemble des secteurs de l’économie. »
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