ING poursuit sa restructuration sous la haute surveillance de Bruxelles
ING poursuit sa mue. Le bancassureur néerlandais a annoncé hier 2.350 suppressions de postes, dont 1.350 dans ses activités d’assurance et 1.000 dans ses activités bancaires. Comme au deuxième trimestre, le ratio de coûts sur revenus est en baisse sensible sur un an à 58,7% et les suppressions de postes vont permettre d’économiser 200 millions d’euros dans l’assurance d’ici à fin 2014 et 260 millions dans la banque à horizon 2015.
Le groupe a en outre réduit son exposition à l’Espagne à 35 milliards d’euros (dont 12 milliards de covered bonds et 16 milliards de prêts), alors qu’elle était de 41 milliards à l’issue du premier trimestre. A fin septembre, le ratio core tier 1 d’ING Bank s’élève à 12,1% en normes Bâle 2,5 (après 11,1% au 30 juin 2012), et le ratio de solvabilité dans l’assurance est de 249%, contre 240% fin juin 2012.
Des mesures qui constituent «une étape utile pour préparer le désengagement de ses activités européennes d’assurance» estime Lemer Salah, analyste chez SNS Securities. Le groupe travaille en effet sur une entrée en Bourse de l’activité d’assurance en Europe et continue de préparer parallèlement l’IPO de son activité d’assurance aux Etats-Unis qui doit intervenir en 2013. Les sommes remboursés à l’Etat néerlandais se montent aujourd’hui à 7 milliards d’euros en capital et 2 milliards en intérêts.
Mais après la cession de la banque canadienne en ligne pour 3,16 milliards de dollars fin août, de sa filiale américaine Capital One pour 3 milliards, l’objectif du remboursement intégral des 10 milliards d’euros injectés en 2008 paraît difficile à atteindre du fait des nouvelles exigences réglementaires ainsi que de la crise européenne. Or, si les discussions se poursuivent avec la Commission européenne, Bruxelles s’est pour le moment refusé à tout assouplissement de ses exigences en termes de cessions d’actifs.
D’autant que les résultats du groupe chutent plus fortement que prévu et «restent marqués par les stigmates de la crise et le sauvetage public», selon les analystes actions d’Aurel BGC. Le résultat net a été divisé par près de 3 au troisième trimestre pour tomber à 609 millions d’euros, très en-deçà des 872 millions prévus en moyenne par le consensus Reuters. Si le résultat courant avant impôt des activités bancaires progresse de 16,3%, celui de l’assurance chute de 90,6% à 44 millions d’euros en raison d’éléments exceptionnels.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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