ING donne un nouveau coup d’accélérateur à son plan de restructuration
ING ne déroge pas à la politique de dégraissage des effectifs du secteur bancaire européen. Dans le cadre d’un vaste plan de restructuration qui s’étale jusqu’à fin 2015, le bancassureur néerlandais a annoncé hier matin qu’il comptait supprimer 1.000 postes au sein de sa filiale belge ING Bank Belgium, ainsi que 1.400 postes dans ses activités de banque de détail aux Pays-Bas. Des mesures qui devraient conduire à des économies supplémentaires de 270 millions d’euros par an. ING avait visé en novembre 7.500 suppressions de postes au total, soit 9% de ses effectifs.
Ces mesures coïncident avec la publication d’un bénéfice net de la banque au quatrième trimestre de 1,43 milliard d’euros, en hausse de 21% mais inférieur au consensus qui prévoyait un résultat de 1,59 milliard. Sur l’ensemble de l’année 2012, le résultat net se monte à 3,9 milliards, en baisse de 32,5%. Le groupe affiche néanmoins toujours dans l’assurance une marge de solvabilité robuste de 245%, contre 249% un an auparavant, et un ratio core tier 1 pour la banque de 11,9% fin 2012, et de 10,4% en normes Bâle 3.
Dans le cadre du programme imposé par Bruxelles pour prix des 10 milliards d’euros d’aides publiques reçues en 2008, ING affiche une réduction de son bilan de 79 milliards, à la suite notamment de la cession d’ING Direct Canada. Sur le quatrième trimestre, le groupe a bénéficié de 1,6 milliard de plus-values de cessions. Il prépare toujours l’IPO de sa filiale d’assurance aux Etats-Unis et de son activité assurance/gestion en Europe, ainsi que des cessions en Corée et au Japon.
Conformément à ses engagements, ING ne versera pas de dividende avant d’avoir entièrement remboursé l’Etat néerlandais. Il prévoit de verser des tranches égales de remboursement de 750 millions d’euros en novembre 2013, mars 2014 et mai 2015, soit un total de 2,25 milliards auxquels s’ajoutent 1,125 milliard d’euros de coupons et primes, soit 375 millions supplémentaires par tranche.
Comme pour rappeler une actualité inquiétante pour le secteur bancaire néerlandais, le quatrième trimestre est marqué par une charge de 175 millions d’euros liée à l’instauration d’une taxe destinée à financer le plan de sauvetage de SNS Reaal. La part d’ING se montera au total entre 300 et 350 millions. En outre, le taux de créances douteuses est en augmentation à 2,5% et se monte même à 7,6% pour les prêts à l’immobilier commercial et 8,4% pour l’activité de crédit bail.
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