HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- HSBC va modifier son accord sur le télétravail en France d’ici l’été, en durcissant probablement les conditions.
- Selon les syndicats, la direction propose de réduire le nombre de jours de télétravail et de supprimer certains forfaits.
- 77 % des 3 000 salariés avaient opté pour la formule à 12 jours par mois, qui pourrait passer à deux jours par semaine.
Le mouvement de retour en arrière en matière de télétravail dans les banques se confirme. Après la Société Générale, HSBC va également revoir sa politique sur le sujet d’ici l’été.
Dans un communiqué, le SNB de HSBC Continental Europe, la filiale de la banque britannique qui intègre notamment ses activités dans l’Hexagone, a indiqué que la direction proposait de supprimer les «forfaits de trois jours/semaine» et de «deux jours/semaine» pour les salariés en contact avec la clientèle ou d’un certain niveau hiérarchique ainsi que «la possibilité d’accoler les jours dans le mois». De son côté, la CFDT évoque un passage à deux jours de télétravail par semaine au lieu de 12 jours par mois et à un jour pour les managing director et les salariés de statut équivalent.
Cette évolution concernerait 77% des près de 3.000 salariés de la banque en France qui avaient opté pour la formule à 12 jours par mois toujours selon les syndicats. Parmi les autres collaborateurs, 16% ont privilégié une option à 8 jours mensuels et 6% se contentent de télétravailler de manière occasionnelle.
«Là où nous attendions une négociation sur l’amélioration d’un dispositif approuvé par l’ensemble des parties, c’est à un désaccord structurel que nous avons été confrontés», regrette le SNB.
Un mouvement engagé il y a un an
Contacté par L’Agefi, HSBC ne commente pas les informations rapportées par les syndicats, mais confirme que l’accord actuel sur le télétravail arrivera à échéance en juillet prochain. Les échanges avec les partenaires sociaux sur la future organisation se poursuivront «jusqu’à cet été», précise une porte-parole de la banque.
Un durcissement des mesures relatives au travail à distance irait dans le sens des dernières décisions prises en la matière dans le secteur, de JPMorgan à la Société Générale en passant par UBS, et même du discours tenu à la tête du groupe HSBC depuis près d’un an. En mai 2025, les dirigeants de la banque britannique avaient averti les salariés que leurs bonus pourraient être réduits s’ils ne venaient pas suffisamment souvent au bureau. En juillet, ils ont en outre demandé à l’ensemble du top management, soit les personnes de rang managing director, de télétravailler au maximum un jour par semaine.
Que ce changement de braquet se traduise au niveau local, et donc en France, par des réductions globales n’aurait donc rien d’étonnant. «Ca ne s’oriente pas dans la bonne direction pour les salariés», regrette d’ailleurs une source syndicale qui ne se fait guère d’illusions.
A lire aussi : La volonté de HSBC de réduire le télétravail coûterait cher en nouveaux bureaux
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