HSBC met l’accent sur la baisse des coûts
HSBC profite de l’annonce de solides résultats annuels pour dévoiler un important plan d’économies. L’an dernier, la banque britannique a enregistré un bénéfice avant impôts de 32,3 milliards de dollars contre 30,3 milliards de dollars un an plus tôt et 31,7 milliards de dollars anticipé par les analystes.
Les dirigeants prévoient également de racheter pour 2 milliards de dollars d’actions de l’entreprise d’ici la prochaine publication de résultats du groupe. Surtout, ils ont abordé le thème très attendu des réductions de coûts. Le nouveau directeur général, Georges Elhedery, anticipe 300 millions de dollars d’économies cette année pour atteindre une réduction de sa base de coûts de 1,5 milliard de dollars d’ici fin 2026. Il a annoncé une diminution des effectifs de 8% sans préciser le nombre de postes concernés.
Ce programme devrait entraîner des coûts exceptionnels de 1,8 milliard de dollars liés notamment aux paiements d’indemnités de départ. A moyen terme, la banque compte par ailleurs dégager 1,5 milliard de dollars d’économies supplémentaires d’activités jugées non stratégiques. Ce montant sera redéployé dans des domaines où HSBC bénéficie «d’avantages compétitifs clairs et de rendements accrétifs».
Les effectifs de HSBC ont diminué de 3% l’année dernière et le montant des primes du personnel n’a guère changé par rapport à l’année précédente, a également indiqué la banque mercredi.
A la Bourse de Londres, les investisseurs ne semblaient pas convaincus par ces annonces. Mercredi matin, l’action HSBC reculait de 1,5%. Elle gagne encore plus de 11% depuis le début de l’année.
Baisse des effectifs
«Les plans de réduction des dépenses de personnel de 8% sur 2025 et 2026 sont positifs, mais je ne vois pas beaucoup de nouvelles mesures de réorganisation ou de réduction des coûts dans le communiqué», a estimé Michael Makdad, analyste principal des actions chez Morningstar. «Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose - améliorer l’efficacité d’une banque comme HSBC est une question de nombreux petits et moyens détails qui doivent être bien coordonnés».
La banque a par ailleurs indiqué qu’elle visait un rendement moyen des capitaux propres tangibles de l’ordre de 15% pour chaque année de 2025 à 2027, tout en notant que les perspectives pour les taux d’intérêt sont volatiles et incertaines à moyen terme.
Pour 2024, le pôle de gestion de patrimoine et de banque personnelle, qui est le plus grand contributeur aux résultats du groupe, a généré 12,2 milliards de dollars de bénéfices avant impôts, soit une augmentation de 5,2% par rapport à l’année précédente, grâce à l’acquisition de nouveaux clients et à la vente de plus de produits de gestion de patrimoine.
Le profit de la banque mondiale et des marchés a de son côté augmenté de près de 27% pour atteindre 7,1 milliards de dollars.
HSBC a également annoncé le versement d’un quatrième dividende intermédiaire de 0,36 dollar par action, portant le total à 0,87 dollar pour 2024, y compris un dividende spécial de 0,21 dollar pour la cession de son activité canadienne.
Georges Elhedery a agi plus rapidement que certains analystes et investisseurs ne l’avaient prévu pour secouer la banque en réduisant les rangs des cadres supérieurs et en réorganisant les divisions opérationnelles en faveur des marchés orientaux. Il a notamment engagé une réduction des équipes de fusions-acquisitions et de marchés des capitaux propres en Europe et en Amérique.
(Avec Reuters)
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