HSBC France est affecté par la crise de la dette souveraine
La filiale française de HSBC n’a pu échapper à la crise des dettes souveraines en Europe. Son nouveau directeur général Jean Beunardeau n’a certes pas souhaité préciser le coût de la mise en valeur de marché de ses portefeuilles d’emprunts d’Etat (la dépréciation sur la dette grecque ayant pour sa part provoqué une perte de près de 40 millions d’euros). Mais «le produit net bancaire aurait progressé de 9,5% en dehors de l’effet de la crise sur notre stock de dette souveraine», concède-t-il. Le PNB recule finalement de 20% dans les comptes, à 2 milliards d’euros. Avec des charges d’exploitation relativement stables (-5% à 1,75 milliard), le résultat avant impôt chute lourdement en 2011, passant de 628 à 191 millions d’euros.
Les dépréciations ont affecté l’activité de HSBC France sur les marchés. Ses revenus y ont été quasi nuls. En conséquence, le PNB du pôle «banque de financement, d’investissement et de marché» a souffert, reculant de 57% à 345 millions d’euros. La BFI a perdu 129 millions, contre un bénéfice imposable de 302 millions un an plus tôt.
Les revenus de la filiale – à travers son pôle de banque des particuliers et de gestion de patrimoine – ont également été affectés par des provisions pour restructuration de 37 millions d’euros (dans le cadre du plan mondial annoncé en juillet dernier), ainsi que la mise en valeur de marché de swaps liés à la couverture du risque de taux sur le marché immobilier français, pour 33 millions.
Cela dit, son activité commerciale est bien orientée. Le PNB progresse de 6% dans sa banque d’entreprises (à 551 millions), tandis que la banque des particuliers et la gestion de patrimoine parvient à accroître de 2% ses actifs sous gestion (à 31,1 milliards), grâce à l’assurance vie (+4%) et les dépôts bancaires (+11%).
A l’instar de sa maison mère, HSBC France affiche sa solidité financière: elle revendique le meilleur ratio de fonds propres durs core tier one des banques hexagonales (à 10,7% au 31 décembre 2011 selon les critères de Bâle 2.5). Ce ratio s’est toutefois dégradé de 140 points de base (pb) par rapport à la fin 2010 en raison de la hausse des risques pondérés (de 33,5 à 36,8 milliards, dont 3 milliards en anticipation des règles de Bâle 3). Le coefficient de liquidité réglementaire grimpe à 152% (contre 122% un an plus tôt). Le ratio crédits sur dépôts s’est amélioré de 90 pb, à 109%.
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