Goldman Sachs met un point final à sa lucrative aventure au sein d’ICBC

En cédant ses derniers titres dans la banque chinoise, Goldman Sachs réalise un gain net de près de 10 milliards de dollars depuis 2006
Patrick Aussannaire

Goldman Sachs se débarrasse des derniers vestiges de sa participation dans la banque chinoise ICBC. La banque américaine a mis un terme à l’investissement lucratif qu’elle avait dans Industrial & Commercial Bank of China (ICBC) depuis sept ans en cédant hier ses 1,58 milliard dernières actions restantes dans la banque chinoise à un prix unitaire de 5,50 dollars hongkongais, soit une décote de 1,8% par rapport à son cours de clôture de vendredi dernier. Une bonne occasion pour le fonds souverain singapourien Temasek d’augmenter sa participation dans ICBC à 7,04%.

Avec ce montant d’environ 1,1 milliard de dollars ainsi levé, Goldman Sachs aura engrangé un total de quelque 12 milliards de dollars en produits de cessions et dividendes, sur les 2,58 milliards investis initialement dans ICBC en 2006, selon les calculs fournis par Macquarie Capital Securities. Malgré une baisse de 2,5% à 5,54 dollars hongkongais lundi, les actions de la banque chinoise ont progressé de 7% en un mois, et de 2,5% depuis le début de l’année.

Si cet investissement s’est avéré très rentable pour Goldman Sachs, il a constitué un élément volatil dans les comptes de la banque new-yorkaise dont elle cherche à présent à se débarrasser. L’année dernière, sa participation dans ICBC avait ainsi apporté une contribution positive de 408 millions de dollars à ses résultats. L’année précédente, la participation avait néanmoins eu un impact négatif de 517 millions sur les résultats de Goldman Sachs, faisant ainsi plonger dans le rouge ses résultats pour l’ensemble de la zone Asie-Pacifique.

En outre, cette opération s’inscrit dans un processus global de cessions de ses participations non stratégiques destiné à renforcer ses capitaux propres. Le directeur financier de Goldman Sachs, Harvey Schwartz, avait indiqué le mois dernier que le ratio de fonds propres de la banque était de 12,7% sous Bâle 1 et de 9% sous Bâle 3. «Les banques étrangères se trouvent confrontées à des besoins en capitaux du fait des nouvelles exigences du comité de Bâle», ajoute Chen Xingyu, analyste chez Phillip Securities.

Citigroup avait déjà cédé en mars 2012 l’ensemble de la participation qu’elle détenait dans Shanghai Pudong Development Bank, réalisant au passage un gain après impôts de 349 millions de dollars, et Bank of America en novembre 2011 celle qu’elle détenait dans China Construction Bank, réalisant un gain de 1,8 milliard. Côté européen, UBS et RBS étaient également sorties de Bank of China.

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