Goldman Sachs met un point final à sa lucrative aventure au sein d’ICBC
Goldman Sachs se débarrasse des derniers vestiges de sa participation dans la banque chinoise ICBC. La banque américaine a mis un terme à l’investissement lucratif qu’elle avait dans Industrial & Commercial Bank of China (ICBC) depuis sept ans en cédant hier ses 1,58 milliard dernières actions restantes dans la banque chinoise à un prix unitaire de 5,50 dollars hongkongais, soit une décote de 1,8% par rapport à son cours de clôture de vendredi dernier. Une bonne occasion pour le fonds souverain singapourien Temasek d’augmenter sa participation dans ICBC à 7,04%.
Avec ce montant d’environ 1,1 milliard de dollars ainsi levé, Goldman Sachs aura engrangé un total de quelque 12 milliards de dollars en produits de cessions et dividendes, sur les 2,58 milliards investis initialement dans ICBC en 2006, selon les calculs fournis par Macquarie Capital Securities. Malgré une baisse de 2,5% à 5,54 dollars hongkongais lundi, les actions de la banque chinoise ont progressé de 7% en un mois, et de 2,5% depuis le début de l’année.
Si cet investissement s’est avéré très rentable pour Goldman Sachs, il a constitué un élément volatil dans les comptes de la banque new-yorkaise dont elle cherche à présent à se débarrasser. L’année dernière, sa participation dans ICBC avait ainsi apporté une contribution positive de 408 millions de dollars à ses résultats. L’année précédente, la participation avait néanmoins eu un impact négatif de 517 millions sur les résultats de Goldman Sachs, faisant ainsi plonger dans le rouge ses résultats pour l’ensemble de la zone Asie-Pacifique.
En outre, cette opération s’inscrit dans un processus global de cessions de ses participations non stratégiques destiné à renforcer ses capitaux propres. Le directeur financier de Goldman Sachs, Harvey Schwartz, avait indiqué le mois dernier que le ratio de fonds propres de la banque était de 12,7% sous Bâle 1 et de 9% sous Bâle 3. «Les banques étrangères se trouvent confrontées à des besoins en capitaux du fait des nouvelles exigences du comité de Bâle», ajoute Chen Xingyu, analyste chez Phillip Securities.
Citigroup avait déjà cédé en mars 2012 l’ensemble de la participation qu’elle détenait dans Shanghai Pudong Development Bank, réalisant au passage un gain après impôts de 349 millions de dollars, et Bank of America en novembre 2011 celle qu’elle détenait dans China Construction Bank, réalisant un gain de 1,8 milliard. Côté européen, UBS et RBS étaient également sorties de Bank of China.
Plus d'articles du même thème
-
L’interdiction d’exporter du diesel est une fausse bonne idée pour les Etats-Unis
Dans une démarche électorale, Donald Trump cherche à réduire la pression sur les prix du carburant, principalement du diesel. Mais si limiter les exportations diminuera les prix dans un premier temps, cela ne durera pas. -
«Le portage constitue une source importante de performance sur le crédit»
Thomas Brulat Aulan, directeur de la gestion taux actifs listés chez Sienna -
«Au sein de l’Europe continentale, nous privilégions notamment les actions allemandes»
Matthieu Barrière, responsable de l’allocation d’actifs chez ODDO BHF AM.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Positiver« J’ai le temps, j’ai le temps » : les confidences de Jordan Bardella
Le président du RN remonte sur son cheval. Il ne sera pas candidat à la présidentielle et apprend à gérer sa déception -
Think AgainLa grève de la CGT, illusion d’une démocratie sociale combattante
Par sa radicalité, l'organisation syndicale, qui appelle à manifester mardi 29 septembre pour peser sur le budget 2027, illustre le blocage du dialogue social et la difficulté à transformer en France -
Reconstruction« Le paysage va changer à Fontainebleau » : après les feux, une course contre-la-montre pour sécuriser la forêt
La forêt la plus fréquentée de France a rouvert à 90%, mais pas ses secteurs les plus fréquentés et emblématiques, qui nécessiteront une année de sécurisation pour éviter des accidents