Generali France apure ses comptes au prix d’une baisse de son résultat
Generali France continue de payer le recentrage de ses activités. Troisième marché du groupe italien, la filiale française a réalisé un chiffre d’affaires (primes hors Europ Assistance) de 10,4 milliards d’euros l’an dernier, en baisse de 15,6% selon nos calculs, et un résultat opérationnel en légère diminution, à 480 millions d’euros selon le rapport financier du groupe publié hier.
«Les bons résultats du groupe nous ont permis de prendre, en France, des mesures de renforcement du bilan qui s’inscrivent dans l’avenir», déclare à L’Agefi Eric Lombard, directeur général de Generali France depuis l’automne.
En vie et épargne, la décollecte nette est passée de 2,2 milliards à 184 millions en 2013, mais la France reste le seul pays dans le rouge avec l’Espagne et ses flux bruts ont reculé de 19% en un an, à 7,7 milliards. «Avant mon arrivée, Generali France avait décidé de réduire l’activité sur un segment de clientèle fortunée en quête de taux garantis élevés sur les fonds en euros et donc peu rentable pour nous, explique Eric Lombard. La collecte brute sur les contrats en unités de compte a en revanche crû de 34%».
Les primes en prévoyance, santé et retraite sont quant à elles restées étales. «Nous avons stabilisé nos encours vie à 80 milliards d’euros et comptons poursuivre cette politique cette année», indique le patron de Generali France. Le bénéfice opérationnel du pôle s’est amélioré de 18% à 546 millions, malgré 50 millions de provisions pour participations aux excédents.
En dommages, l’assureur publie une perte opérationnelle d’1 million, après 141 millions de profits en 2012, en raison d’«une provision complémentaire de 100 millions d’euros pour améliorer le bilan », indique Eric Lombard. La France affiche le pire ratio combiné du groupe derrière l’Asie, pénalisée par ses dépenses opérationnelles. En hausse de 4,1 points à 105,5%, cet indicateur a pâti des inondations et tempêtes de l’été. Le résultat net a en outre été amputé par une provision unique de 200 millions d’euros «en anticipation de la hausse des indemnités pour sinistres corporels» sur la place.
Priorité du groupe, le chiffre d’affaires dommages a reculé de 4,9% en France, à 2,7 milliards, en raison de la crise économique mais aussi d’une «plus grande sélectivité auprès des entreprises, notamment pour les flottes auto», assure le nouveau DG. S’il ne s’engage pas sur une hausse du chiffre d’affaires en 2014, il présentera avant l’été un nouveau plan à dix ans.
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