En perte, LaSer Cofinoga engage un plan de réorganisation sur fond de grogne sociale
Déficitaire en 2011 à hauteur de 174 millions d’euros, une tendance qui devrait se confirmer cette année, LaSer Cofinoga défend son plan de réorganisation qui vise à rétablir «une rentabilité satisfaisante d’ici à 2015» face aux évolutions réglementaires et à des conditions de marché difficiles dans l’Hexagone. La société de crédit à la consommation, codétenue par les Galeries Lafayette et BNP Paribas, entend jouer sur trois leviers : une relance de l’offre, alors que le secteur est touché par le déclin de la production de crédit renouvelable, une meilleure gestion des risques et une diminution des coûts opérationnels. Ce dernier volet, dans lequel les suppressions de postes représentent un tiers des économies, a mis le feu aux poudres.
Le projet de suppressions nettes de 433 postes (soit 17% des effectifs), dont une partie importante sur le site de Mérignac (Gironde), a conduit la grande majorité des salariés à se mettre en grève pour deux jours, lundi et mardi. Dans un communiqué diffusé mercredi, LaSer Cofinoga a fait un point sur l'état d’avancement des propositions de reclassement, le sujet ayant été abordé lors d’un conseil d’administration tenu la veille.
BNP Paribas, qui a décidé d’ouvrir l’accès «aussi longtemps que nécessaire» à toutes les offres dont le groupe dispose en France, a porté de 40, un niveau jugé alors par la CFDT «ni à la hauteur des enjeux ni à la hauteur d’un groupe de dimension internationale», à 113 le nombre d’offres de reclassement proposées. «Après plusieurs échanges avec les acteurs locaux», LaSer Cofinoga indique avoir identifié à ce jour 250 postes «disponibles» au total.
Par ailleurs, la direction a annoncé lors du conseil d’administration une prolongation de deux mois du plan de départs volontaires, soit jusqu’à la fin décembre 2012, ainsi qu’un renforcement des mesures d’accompagnement (doublement de la prime de mobilité géographique, prime à la création d’entreprise...). Selon la CFDT, le syndicat majoritaire dans l’entreprise, cité par l’AFP, un conciliateur nommé par la direction générale doit entrer en action en début de semaine prochaine. Cette dernière a réaffirmé hier «sa volonté de dialogue et d'échange».
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