Direct Line réalise avec succès ses premiers pas en Bourse
Royal Bank of Scotland (RBS), contrôlé à 82% par l’Etat, a introduit hier en Bourse sa filiale d’assurance Direct Line. La banque britannique a levé 787 millions de livres (978 millions d’euros) en vendant 450 millions d’actions au prix de 175 pence. En cas d’exercice intégral de l’option de surallocation, 67,5 millions de titres supplémentaires pourraient être cédés.
Direct Line a reçu jeudi un accueil chaleureux en Bourse avec un gain de 7,4% à 188 pence jeudi, soit une capitalisation boursière de 2,8 milliards de livres. L’introduction, qui porte sur environ 30% du capital, valorisait la société à 2,6 milliards de livres, un niveau inférieur aux 3,4 milliards avancés le mois passé par Commerzbank, l’une des banques chargées de l’opération.
RBS, qui avait annoncé une fourchette de prix indicative de 160 à 195 pence, l’avait resserrée mercredi à 170-177,5 pence. «Bien qu’inférieure à la valorisation espérée par RBS au début de processus, cette opération représente une issue satisfaisante», estime le courtier Shore Capital.
La valorisation de 2,6 milliards de livres représente 1,1 fois la valeur nette comptable de Direct Line (2,3 milliards de livres), souligne Oriel Securities. Soit un niveau moindre que celle d’autres assureurs, tels que RSA Insurance qui s’échange sur un multiple de 1,6. Toutefois, selon Shore Capital, cette valorisation se révèle «raisonnable» au regard de la forte exposition de Direct Line au marché de l’assurance automobile britannique, qui peine à dégager des bénéfices. Direct Line a ainsi payé un peu plus d’une livre en indemnisation pour chaque livre de prime touchée durant le premier semestre 2012 et prévoit de réduire ce rapport à 0,98 en 2013. L’assureur, qui a renoué avec les bénéfices en 2011, a vu son résultat croître de 7% à 224,2 millions de livres sur le premier semestre 2012.
Morgan Stanley, Goldman Sachs et UBS étaient teneurs de livres de l’opération, aux côtés des chefs de file Bank of America, Citigroup et HSBC. Les banques, qui incluent également BNP Paribas, Commerzbank, Royal Bank of Canada, Investec, Barclays et KBW, recevront en commissions jusqu’à 2,6% du montant levé.
Afin d’obtenir l’aval de Bruxelles sur son plan de sauvetage, RBS s’était engagée en 2009 à céder le contrôle de Direct Line d’ici à fin 2013, avant une sortie intégrale avant fin 2014.
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