Deutsche Bank restructure sa banque privée internationale
Deutsche Bank a annoncé ce mercredi qu’elle va réunir ses activités de gestion de fortune et de banque de détail et d’entreprise à l’international au sein d’une nouvelle division de banque privée internationale.
Le nouvel ensemble concentrera environ 3 milliards d’euros de revenus, soit 13% de l’activité du groupe, et 250 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a indiqué la première banque allemande dans un communiqué. Le rapprochement devrait permettre de diminuer les poste de back-offices de ces métiers, dans le cadre de sa vaste restructuration annoncée en juillet dernier.
La nouvelle banque privée internationale de Deutsche Bank réunira les clients de son activité de gestion de fortune en Allemagne, en Europe, dans la zone Amériques, en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique avec la clientèle de particuliers et de petites et moyennes entreprises en Italie, en Espagne, en Belgique et en Inde, a précisé le groupe.
Provisions en hausse
Claudio de Sanctis, l’actuel responsable mondial de la gestion de fortune, dirigera la nouvelle division et deviendra également directeur général pour la région Europe, Moyen-Orient et Asie (EMEA). L’actuel responsable de la région et de l’activité de banque de détail et d’entreprise au niveau international, Ashok Aram, a décidé de quitter le groupe pour des raisons personnelles, a déclaré Deutsche Bank suite à larélévationde son départ mardi.
La banque allemande a par ailleurs indiqué aujourd’hui qu’elle s’attend à un pic de ses provisions pour créances douteuses au deuxième trimestre, avant une normalisation au second semestre. Le montant des provisions devrait atteindre environ 800 millions d’euros au deuxième trimestre, a précisé James von Moltke, le directeur financier du groupe, lors d’une conférence organisée par Goldman Sachs. Il a précisé que le deuxième trimestre devrait connaître «le pic des provisions pour pertes de crédit cette année», avant une amélioration au second semestre.
Au premier trimestre, Deutsche Bank avait surpris les observateurs avec un niveau de provisions bien plus faible que chez ses concurrents.
Plus d'articles du même thème
-
Sophie Seugnet prend la tête des activités de transaction services d’ING France
La banque y accompagne les grandes entreprises dans la gestion des flux financiers, les opérations internationales et les besoins de financement. -
Le rapport de la Commission sur la compétitivité bancaire peine à convaincre
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités. -
Danske Bank est sanctionnée en Bourse malgré ses bons résultats
La première banque danoise affiche un bon ratio de bénéfices rapportés aux charges de 44,4% qu'elle compte maintenir durablement à ce niveau, grâce au numérique et à l'IA. La légère déception sur la croissance de sa marge d'intérêts a cependant été l'occasion pour les actionnaires de prendre leurs bénéfices.
ETF à la Une
La Corée du Sud suspend la cotation des ETF à effet de levier
- Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur du luxe amorce une reprise au deuxième trimestre
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
#DigitalCitizenL'Etat-nounou, en matière numérique aussi
Alors que la France interdit l’accès des plateformes aux moins de 15 ans, le sevrage social ne saurait constituer un projet de société -
In folioAndré Warnod, de Montmartre à Montparnasse
On tombait toujours sur lui quand on descendait le boulevard Montparnasse. Il allait d’un café à un autre, vêtu comme un dandy -
Partis en fuméeAllemagne : des caisses de santé ont perdu des dizaines de millions dans des placements hasardeux
Elles avaient investi de la trésorerie dans des fonds immobiliers mis en péril par l'explosion des coûts de construction en 2022