Deutsche Bank prépare le marché à une nouvelle perte en 2016
En pleine restructuration, la banque espère néanmoins régler deux importants litiges juridiques aux Etats-Unis et en Russie.
Publié le
Julien Beauvieux
L’exercice 2016 s’annonce difficile pour Deutsche Bank. A l’occasion d’une conférence qui se tenait à Londres, son co-directeur général, John Cryan, a préféré jouer carte sur table en annonçant que la banque allemande ne devrait au mieux enregistrer « qu’un petit bénéfice », voire « une petite perte ». Malgré des nouvelles rassurantes sur le front de sa dette hybride, l’action de la banque a chuté de 4,43%, ramenant sa valorisation à seulement 0,38 fois son actif net comptable.
Ce niveau de valorisation, qui s’établit à 0,63 en moyenne pour l’indice EuroStoxx Bank, traduit la désillusion des investisseurs face aux difficultés actuelles de la banque. « Il y a beaucoup de choses que nous devons faire cette année, donc cette année nous ne serons pas profitables », a admis John Cryan. A l’occasion de l’annonce de sa stratégie 2020, le nouveau patron arrivé en juillet avait annoncé que la banque allemande ne verserait pas de dividendes au titre de 2015 et 2016.
Malgré la révélation d’un plan de restructuration prévoyant 15.000 suppressions de postes, le marché s’inquiète des difficultés de la locomotive du groupe, sa BFI. Après une chute de 30% de ses revenus au quatrième trimestre 2015, le début d’année « n’a pas été très fort », a indiqué John Cryan. Toujours dépendante d’une BFI amaigrie, Deutsche Bank devra faire face à 4 milliards d’euros de coûts d’ici 2018, notamment pour se désengager partiellement de la banque de détail.
Face à ces défis opérationnels, le patron de Deutsche Bank a voulu rassurer concernant les litiges juridiques, qui ont coûté 5,2 milliards d’euros de provisions en 2015, tout en admettant que la banque a été « lente » à les résoudre. John Cryan a notamment souligné que les deux plus importants litiges, qui concernent des ventes de RMBS aux Etats-Unis et des accusations de blanchiment en Russie, devraient être réglés d’ici la fin de l’exercice 2016.
Le dirigeant est enfin revenu sur les inquiétudes qui ont fait chuter mi-février les obligations AT1 à 70% du pair. « Nous sommes confiants à 100% que nous serons capables d’honorer le paiement des coupons », a-t-il martelé. La banque a dévoilé mercredi que les montants distribuables ont chuté de 88% à la fin 2015, à 234 millions d’euros. Selon BNP Paribas, ce coussin devrait bondir à 3,6 milliards d’euros fin 2016, grâce notamment à la vente fin décembre des 20% détenus dans Hua Xia Bank.
La banque néerlandaise a révélé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes grâce notamment à une solide exécution de son plan d’économies. L’action rebondit fortement.
La Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a voté le 5 mai une proposition devenue très politique sur la révision de la titrisation, à tel point que les amendements adoptés ont pu faire reculer certaines avancées proposées par la Commission européenne. Le trilogue s’annonce compliqué.
La banque éthique et coopérative, qui a pris son indépendance en 2024, a dégagé un bénéfice de 2,4 millions d’euros à l’issue de son premier exercice en autonomie.
Wes Streeting, qui pourrait devenir un concurrent de Keir Starmer à la direction du Labour pour pouvoir ravir Downing Street, a annoncé sa démission du gouvernement, jeudi 14 mai
Dans le détail, les 26 personnes se composent de quatre passagers du MV Hondius et de 22 cas contacts de la passagère néerlandaise du paquebot, décédée des suites d’une infection. Reste une Française de plus de 65 ans, positive au virus, qui est toujours en réanimation
Il ne reste plus à Kevin Warsh, candidat de Donald Trump, que de prêter serment avant de prendre ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Il devrait présider sa première réunion de politique monétaire les 16 et 17 juin