Des résultats meilleurs qu’attendu pour BNP Paribas
La banque a annoncé ce mercredi matin un bénéfice net en repli de 21,4% à 1.558 millions d’euros pour le premier trimestre 2009, réalisant un début d’année au-dessus des attentes du marché en dépit du contexte de crise économique et financière. Le consensus Reuters tablait sur un bénéfice net trimestriel en chute de 60,4% à seulement 784 millions d’euros.
Dans un communiqué, la banque explique avoir réalisé sur les trois premiers mois de l’année des performances commerciales et opérationnelles qui lui ont permis «d’absorber la hausse du coût du risque», qui mesure l’effort de provisionnement pour faire face à la crise. Son résultat brut d’exploitation ressort ainsi en hausse de 48% à 4.129 millions d’euros, alors que les analystes l’attendaient en moyenne en légère hausse de 1,7% à 2.837 millions d’euros. Les provisions sont quant à elles multipliées par 3,3 à 1,8 milliard d’euros, sensiblement supérieures aux attentes du marché.
BNP note que «la dégradation de l’environnement économique» a affecté son portefeuille de crédit au sein de sa filiale américaine BancWest, dans ses activités en Ukraine ainsi que dans ses activités de financement et de finance personnelle.
Baudouin Prot, le directeur général de la banque, a prévenu sur la chaîne de télévision CNCB qu’il fallait pour l’avenir s’attendre à des niveaux de rendement sur fonds propres inférieurs «à ce qu’ils étaient en 2006 et 2007».
Au 31 mars 2009, le ratio de solvabilité financière Tier 1 de BNP Paribas ressort à 8,8%, dépassant son objectif de 8,4% affiché lorsque la banque a sollicité la deuxième tranche d’aide du gouvernement français au secteur bancaire. A cette occasion, le groupe, qui a accusé une perte de 1,37 milliard d’euros au dernier trimestre 2008, a émis fin mars 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence au profit de l’Etat français qui détient désormais 17% de son capital.
La banque dirigée par Baudouin Prot a aussi fait savoir que le «rapprochement opérationnel» avec Fortis, pour lequel BNP a reçu la semaine dernière le feu vert des actionnaires, devrait commencer dès la mi-mai.
Plus d'articles du même thème
-
Les gérants actifs subissent le coût du «value for money» au profit des intermédiaires
Les sociétés de gestion ont absorbé l’essentiel de la baisse des frais des unités de compte alors que la part dédiée aux rétrocessions, permettant de rémunérer la distribution, est restée stable. Cette pression sur les marges affecte toujours plus la gestion active. -
Le sommet de l’Otan relance les grandes manœuvres dans la défense européenne
Les opérations financières se multiplient dans le secteur alors que les membres de l’Otan se sont retrouvés en Turquie. La baisse des valorisations depuis six mois facilite aussi les transactions. -
Les family offices sont en quête d'une gouvernance de l'investissement
D'après le dernier rapport de Lombard Odier sur les perspectives des grandes fortunes, près de la moitié de ces structures ne s'appuient pas sur des comités d'investissement ou sur des chartes de politique d'investissement.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- Le Crédit Agricole a injecté au total plus d’un milliard d’euros dans BforBank
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
FlopMonique Barbut peine à reprendre la main sur son existence médiatique
La ministre de la Transition écologique a renoncé à prendre la parole à un point presse faute de participants. -
Spy gameRome se découvre vulnérable face aux espions de Moscou
L’arrestation de deux anciens agents du renseignement italien soupçonnés d’avoir transmis des secrets à la Russie ravive le souvenir de plusieurs affaires qui ont exposé les failles du pays -
Course d'obstaclesLoi sur la fin de vie : le choix de Gérard Larcher
Les sénateurs ayant renoncé à adopter leur propre version du texte créant une aide à mourir, faute de majorité, Gérard Larcher compte désormais sur le Conseil constitutionnel pour s’y opposer. Fait rare, le président de la Haute assemblée a annoncé dans Le Figaro son intention de saisir les Sages si la proposition de loi est définitivement adoptée le 15 juillet par les députés. Sa saisine devrait notamment porter sur l’établissement d’une clause de conscience collective pour les établissements confessionnels et la situation des majeurs protégés.