Crédit Agricole SA nomme un «monsieur Développement client et humain»
Toujours plus de digital, mais rehaussé, sécurisé et amplifié par la responsabilité humaine» : c’est le credo de Michel Ganzin, directeur général adjoint (DGA) et membre du comité exécutif (comex) de Crédit Agricole SA depuis septembre 2018. C’est aussi ce qui fonde sa nouvelle mission, traduction de la raison d’être de la banque verte - «Agir chaque jour dans l’intérêt de nos clients et de la société» - et du projet de groupe annoncé en juin 2019.
Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA (CASA), a en effet procédé à une redistribution des cartes au sein de son comex, selon les informations de L’Agefi. Avec le départ à la retraite de Bertrand Corbeau, DGA de CASA en charge du pôle «Développement, Client et Innovation» depuis 2016, Michel Ganzin, jusqu’à présent responsable de «Fonctionnement et Transformation», se voit confier un nouveau pôle : «Développement client et humain». A ce titre, il reprend la relation avec les caisses régionales du Crédit Agricole, le marketing groupe et la relation client, la marque et la communication, ainsi que l’agriculture et tous les marchés spécialisés.
Jusqu’à présent, «le pôle dont je me suis chargé recouvrait les paiements, les RH (ressources humaines, ndlr), l’IT (technologie de l’information, ndlr), la direction juridique et la direction des achats, rappelle Michel Ganzin.Toutes ces fonctions ont été fortement mobilisées avec la crise du Covid-19 : bien sûr, l’IT, avec quelque 1.600 collaborateurs dans la société de production créée en 2019 et une centaine de personnes en central, ainsi que les RH (une centaine de salariés), mais aussi les achats et le juridique (une cinquantaine de personnes pour chacune de ses directions), notamment pour la mise en place des prêts garantis par l’Etat et d’autres mesures contractuelles spécifiques». Désormais, les achats passent sous la coupe de la direction financière (Jérôme Grivet) et le juridique dans le secrétariat général (Véronique Faujour). Michel Ganzin conserve les RH et les paiements. En mai dernier, un siège a été créé pour Jean-Paul Mazoyer, DGA en charge de la Transformation digitale et de l’IT. Le nombre de membres du comex est finalement le même qu’en janvier 2020.
Avec le pôle «Développement, Client et Innovation», «l’objet reste toutes les formes de proximité, souligne le DGA qui en est responsable. L’humain est placé au-dessus de tout : il apporte sa responsabilité dans la transformation de l’organisation et du management, pour l’interne avec les RH, mais aussi pour l’externe dans la relation avec les clients, quels qu’ils soient. C’est l’intelligence humaine qui augmente le digital, car elle seule peut adapter les règles du jeu préétablis et codifiés à la réalité et à la complexité des situations individuelles ».
Chaque entité et chaque collaborateur doit s’investir dans cet objectif collectif. «Pour mener la transformation, nous avons conçu des outils de formation. Nous lançons maintenant une phase d’expérimentation en commençant par Amundi, Caceis, Crédit Agricole Consumer Finance, Crédit Agricole Payment Services, ainsi que la direction des risques au sein de la SA, explique Michel Ganzin. Nous aurons des remontées d’informations de chaque entité, par phase de 3 mois sur le premier semestre.» Si «la crise sanitaire a renforcé les choix de notre projet de groupe», insiste-t-il, son périmètre d’action n’inclut toutefois pas les caisses régionales – actionnaires à 55,9% de CASA.
Plus d'articles du même thème
-
Revolut franchit une étape supplémentaire pour sa licence bancaire américaine
La fintech a obtenu une autorisation conditionnelle du bureau du contrôleur de la monnaie des Etats-Unis. Elle devra cependant obtenir encore plusieurs autorisations pour pouvoir lancer sa banque aux Etats-Unis en 2027. -
La Fed de Dallas tire la sonnette d'alarme sur les dépôts tokenisés
Selon la Fed de Dallas, les dépôts sur la blockchain pourraient être moins stables que les dépôts traditionnels et être plus sensibles aux taux. Dans le scénario envisagé, cela aurait un impact négatif sur le coût du crédit pour les consommateurs et les entreprises. -
Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
Dans cette tribune, Stéphane Marchal et Jérémy Gandiol, respectivement partner et senior manager chez Julhiet Sterwen, montrent que le coefficient d'exploitation des banques, mesurant leurs coûts rapportés aux revenus, ne peut être lu comme une mesure pure de l’efficacité opérationnelle.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
Contenu de nos partenaires
-
La roue tourneDette américaine : le signal du fonds souverain norvégien à Donald Trump
Les investisseurs étrangers invoquent toutes sortes de raisons pour justifier une baisse de leur exposition à la dette publique américaine -
Couteau dans le dosVolkswagen : pourquoi les salariés ont soutenu la suppression de 50 000 postes supplémentaires
Le principal syndicat du groupe automobile estime que l'accord laisse la porte ouverte à une poursuite d'activités ou une reprise des quatre usines menacées outre-Rhin -
Le gouvernement américain a soumis une cinquantaine de hauts responsables militaires au détecteur de mensonges
L’administration Trump a mené une enquête avec des tests polygraphiques auprès de hauts gradés de l’Etat-major interarmées. Celle-ci fait suite à des révélations des médias concernant l’épuisement des stocks américains de munitions, en pleine guerre contre l’Iran