Crédit Agricole CIB verse les bonus les moins élevés des banques françaises
S’il fallait une preuve du recentrage opéré par le Crédit Agricole dans la banque de financement et d’investissement, elle pourrait se lire dans les bonus. CA CIB a été cette semaine la dernière des quatre grandes BFI françaises à publier le détail des rémunérations de ses banquiers «preneurs de risque», soumis au plafonnement des bonus selon la règlementation européenne. Même si la filiale de la banque verte compte plus de preneurs de risque que Natixis (418 contre 259), elle est celle qui a accordé au titre de l’exercice 2014 le bonus moyen le moins élevé, juste sous les 200.000 euros par collaborateurs.
A l’autre bout du spectre, on retrouve la Société Générale, avec un bonus moyen supérieur à 373.000 euros, membres du comité exécutif inclus, même s’il s’inscrit en recul de 38% d’une année sur l’autre. La banque rouge et noir est de celles où l’enveloppe du variable (205 millions) dépasse celle des salaires fixes. Tout comme Natixis, où le ratio variable/fixe atteint 119%, la proportion la plus élevée des quatre banques françaises. Chez BNP Paribas, où le bonus moyen dépasse 301.000 euros, le ratio est de 91,6%.
Les comparaisons restent délicates entre banques. CA CIB ne communique que sur son périmètre de banque d’investissement, tandis que la Société Générale et BNP Paribas incluent la banque de détail. Environ la moitié des bonus accordés sont par ailleurs versés de manière étalée dans le temps. Enfin, les moyennes masquent le fait que 149 collaborateurs de BNP Paribas ont eu droit au titre de 2014 à une rémunération totale supérieure au millions d’euros, contre 109 à la Société Générale, 19 chez Natixis et seulement 10 chez CA CIB.
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