Coface signe son retour en Bourse au beau milieu de la fourchette de prix indicative
C’est le grand jour du retour en Bourse pour Coface. Faute d’avoir pu céder à un tiers sa filiale d’assurance-crédit, classée depuis plusieurs années dans la catégorie des actifs jugés non stratégiques, Natixis s’était résolue à une IPO. Mission accomplie. Coface retrouve en effet la cote parisienne ce matin, à un prix de 10,4 euros par action se situant exactement au milieu de la fourchette indicative de 9,6 à 11,20 euros. De quoi octroyer à l’assureur-crédit une capitalisation boursière initiale de 1,63 milliard d’euros.
Natixis s’est félicitée du «succès» d’une opération «représent(ant) une étape importante dans la mise en œuvre du plan stratégique New Frontier». Elle illustre en effet aux yeux de la banque «la gestion dynamique d’allocation de capital vers les métiers cœurs de Natixis». Coface de son côté a assuré que l’offre a «bénéficié d’une demande soutenue émanant des investisseurs institutionnels, français et internationaux» ainsi que des salariés. Directeur général de Coface, Jean-Marc Pillu souligne un accueil et une écoute «particulièrement favorables de la part des investisseurs», reconnaissants des efforts déployés pour faire de Coface «un groupe solide, rentable et aux perspectives de croissance réaffirmées». Le dirigeant veut croire que la «diversité» de l’actionnariat octroyée par l’introduction en Bourse «est un atout» qui ne manquera pas de soutenir un nouvel élan. L’an dernier, l’assureur-crédit a engrangé un bénéfice net en progression de 2,7% à 127 millions d’euros pour un chiffre d’affaires en repli de 3,1% à 1,44 milliard.
Natixis cède à l’occasion de cette introduction en Bourse 51% du capital (soit 80 millions de titres pour 831,8 millions d’euros), et sa part pourrait descendre à 41,35% en cas d’exercice intégral de l’option de surallocation portant sur 15% de l’offre de base, cela avant le résultat de l’augmentation de capital réservée aux salariés portant sur 1% au maximum du capital.
JPMorgan et Natixis ont dirigé la manœuvre en qualité de coordinateurs globaux, chefs de file et teneurs de livre associés, les deux banques étant épaulées par BNP Paribas, Credit Suisse, Deutsche Bank, Morgan Stanley, Crédit Agricole CIB, Commerzbank, ING, Banca IMI et Santander.
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