Coface s’estime prêt à assumer son indépendance
L’introduction en Bourse arriverait au moment où Coface tire les fruits des réformes mises en place depuis trois ans», explique Jean-Marc Pillu, directeur général de l’assureur-crédit, à l’occasion de la publication des comptes 2013. Le responsable estime que la société est en ordre de marche pour une opération espérée à la fin du premier semestre, selon les dernières déclarations de Laurent Mignon, le DG de Natixis, actionnaire de Coface à 100%.
Plusieurs analystes s’étaient interrogés sur les fonds propres de Coface, dans la perspective de la fin de son adossement à Natixis. «Nos capitaux propres se sont renforcés en 2013, quand bien même nous avons payé un dividende à notre actionnaire», répond Jean-Marc Pillu. Ils ont progressé de 1% l’année dernière (à 1,78 milliard d’euros). Cette légère hausse provient du résultat net de 127 millions (+2,7% par rapport à 2012), notamment minoré d’un acompte de dividende de 65 millions et d’une baisse des réserves de conversions (29 millions).
Jean-Marc Pillu insiste sur son action pour redresser la rentabilité du groupe depuis son arrivée fin 2010, à travers une gestion plus fine de l’information sur les débiteurs, un arbitrage plus strict et une amélioration du recouvrement. Le dirigeant estime que le travail a payé: le flux de déclaration de sinistres a reculé de 5,1% en 2013 et le ratio de sinistres baisse de 0,4 point à 51,1%. En revanche, le ratio combiné net de réassurance progresse de 2,3 points, à 82,5%. L’assureur-crédit évoque le renforcement de la «protection sur les grandes risques et les risques politiques».
D’un point de vue commercial, la conjoncture a pesé sur le chiffre d’affaires de Coface (-1,6% à données comparables, à 1,44 milliard), mais la tendance s’est inversée au dernier trimestre (+6,3%).
«Coface est aujourd’hui indépendant dans son fonctionnement, explique Jean-Marc Pillu. Le groupe ne partage aucun outil, ni effectif avec Natixis, et il est autonome dans ses besoins en capital et dans son refinancement». Les fonds propres couvrent 7 fois les besoins du groupe sous Solvabilité 1.
S’il ne communique pas de chiffre, le dirigeant se déclare «confiant» dans la perspective de Solvabilité 2. Le regroupement de ses succursales européennes sous une seule société de droit français, début 2013, permet au groupe de n’avoir qu’un seul interlocuteur réglementaire, l’ACPR, auquel il a soumis son modèle interne en vue de Solvabilité 2.
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