Citigroup rate le coche à cause des marchés de capitaux

La banque américaine a dégagé au quatrième trimestre un bénéfice nettement inférieur aux attentes des analystes
Antoine Duroyon
Vikram Pandit, directeur général de Citigroup
Vikram Pandit, directeur général de Citigroup  - 

Citigroup chancelle dans la tempête. Après avoir engrangé au troisième trimestre un gain comptable exceptionnel, la banque américaine n’a pas réussi à faire illusion sur les trois derniers mois de l’année. En baisse de 11% en glissement annuel, le bénéfice net ressort à 1,16 milliard de dollars, soit 38 cents par action. Une performance décevante aux yeux des analystes qui tablaient en moyenne sur 49 cents par action. L’action Citigroup, qui accuse un repli de 45% sur les douze derniers mois, a cédé hier 8,17%, à 28,23 dollars.

Les revenus ont chuté sur le trimestre de 7% pour s’établir à 17,2 milliards de dollars. La baisse atteint 25% dans le fixed income (à 1,7 milliard de dollars), 45% dans la banque d’investissement (à 638 millions de dollars) et 71% dans le trading actions (à 232 millions de dollars, hors ajustements comptables), une activité pilotée depuis Londres.

«Le contexte macroéconomique a clairement affecté les marchés de capitaux et nous continuerons de restructurer notre activité pour nous ajuster à l’environnement», a expliqué Vikram Pandit, le directeur général de l’établissement.

Le groupe a annoncé le mois dernier la suppression «au cours des prochains trimestres» de quelque 4.500 postes. Cette mesure s’est traduite sur le trimestre par une charge de 400 millions de dollars. Citi Holdings, qui regroupe les actifs non stratégiques du groupe, a vu sa masse fondre de 25% depuis fin 2010, à 269 milliards de dollars (soit 14% de la masse totale des actifs).

Dans une note, les analystes de Morgan Stanley expriment par ailleurs leur déception sur la gestion des dépenses au sein du segment securities & banking (+4% d’un trimestre sur l’autre à 3,74 milliards de dollars).

Ces résultats paraissent d’autant plus cruels que la banque a réalisé des percées notables dans plusieurs domaines. L’activité de banque de détail a dégagé un bénéfice de 1,45 milliard de dollars, en hausse de 8% sur un an. Les prêts à la consommation ont grimpé de 7% et les prêts aux entreprises de 24%. Les pertes sur créances douteuses ont reflué de 40% à 4,11 milliards de dollars, ce qui a permis à l’établissement de ramener ses provisions à 1,47 milliard de dollars. Pour parachever ce tableau, le ratio de fonds propres core tier one a progressé de 100 points de base sur un an pour culminer à 11,8%.

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