Ces sociétés financières où il est le plus facile de postuler
Postuler à une offre d’emploi d’une grande institution financière relève souvent du parcours du combattant. Entre la multiplication des entretiens et des tests sans parler de l’incertitude et de l’absence de retour, l’entreprise peut s’avérer éreintante.
L’expérience ne sera toutefois pas la même selon le futur employeur visé. A partir de données de Glassdoor et de LinkedIn, BestBrokers a établi un classement des établissements en fonction du degré de pénibilité de leur chemin d’embauche. Plus la note – sur cinq – est élevée, plus le parcours est jugé compliqué.
A ce jeu, la société fondée par Warren Buffett, Berkshire Hathaway, obtient le meilleur score – soit le plus faible – parmi les 50 entreprises financières évaluées avec un niveau de 2,3. Les candidats rapportent «un processus d’entretien relativement simple, axé sur l’expérience pratique plutôt que sur des exercices financiers intensifs», indique BestBrokers. «Le parcours s'étend généralement sur une à quatre semaines, comprenant une première sélection par les RH suivie d’un à trois cycles d’entretiens, selon le poste et l’unité opérationnelle».
A lire aussi : La Gen Z cherche sa place avec l'arrivée de l'IA dans les métiers de la finance
Axa et Amundi se distinguent
Avec une note de 2,6, l’assureur vie hongkongais AIA et le groupe chinois Ping An Insurance sont les deux sociétés les mieux notées derrière Berkshire Hathaway. Les Français Amundi et Axa arrivent juste derrière avec un score de 2,7. Les entretiens passés avec l’assureur et le gestionnaire d’actifs sont en outre plutôt appréciés par les candidats avec des taux de satisfaction de 55% pour Axa et 69% pour Amundi. C’est nettement mieux que l’américain et les deux asiatiques, qui ne dépassent pas la barre des 50%.
A l’autre bout du spectre, le parcours d’embauche proposé par l’assureur automobile et habitation américain Progressive est considéré comme le plus ardu avec une note de 3,2. Il est suivi de près par deux géants de la banque. Goldman Sachs et Morgan Stanley obtiennent un score de 3,1 avec un taux de satisfaction des entretiens d’environ 50%. Les spécialistes du capital-investissement Ares et Blackstone affichent une note similaire et un niveau de satisfaction plus proche de 40%.
A lire aussi : Banque privée, gestion d'actifs, conseil : cent étudiantes à la rencontre de la finance au féminin
Ces mauvais résultats concernant le processus d’entretien ne signifient pas forcément que les sociétés en question sont peu recommandées par leurs employés. C’est même plutôt l’inverse. En moyenne, les dix entreprises au parcours d’embauche le plus difficile présentent un taux de recommandation de 73% alors que les dix plus souples dans leur recrutement pointent à 63%.
En tenant compte des deux indicateurs, Amundi et Prologis sortent du lot avec un niveau de recommandation élevé, de 92% et 96% respectivement, et un score de difficulté d’entretiens plutôt bas, à 2,7 et 2,8.
Plus d'articles du même thème
-
Le gouvernement améliore la prise en compte de la parentalité dans la retraite des femmes
Deux mesures entreront en vigueur en septembre 2026 afin de mieux tenir compte de l'impact de la parentalité sur les carrières et les droits à pension. -
Le marché de l’emploi se stabilise aux Etats-Unis
Les données du rapport Jolts de juin montrent un léger recul des postes à pourvoir mais une hausse des embauches et un nombre de licenciements inchangé. Une bonne nouvelle pour la Fed avant les données de juillet publiées ce vendredi. -
Toujours porté par les centres de données, Legrand relève ses objectifs
Les résultats du groupe français ont affiché une progression à deux chiffres au premier semestre et les dirigeants visent désormais une croissance organique comprise entre 8% et 10% pour l'ensemble de l'année.
ETF à la Une
L&G AM lance le premier ETF UCITS exclusivement dédié aux obligations d’Etat africaines
Contenu de nos partenaires
-
Effets en cascadeAgriculture française : le scénario du pire
La France souffrira longtemps cet été cataclysmique pour son agriculture. Les ravages ne vont pas toucher seulement les finances des agriculteurs et la pérennisation de leurs exploitations, mais toute l'économie française, durablement -
RéservesMédecins libéraux : l'inquiétude grandit sur l'avenir de leur retraite complémentaire
Un prochain décret pourrait réduire les ressources de la caisse autonome chargée des retraites complémentaires des praticiens -
Tête dureIran : Mojtaba Khamenei, toujours invisible, renforce la radicalité du régime
Le nouveau Guide suprême a effectué ses premières nominations majeures, donnant une place encore plus centrale aux Gardiens de la révolution