Cardif veut réaliser un quart de son activité en Asie dans cinq ans
Face à un marché français «mûr» bien que non dénué de promesses à en croire son PDG Eric Lombard, BNP Paribas Cardif continue de tisser sa toile sur la planète. En 2011, selon les résultats annuels publiés hier, l’assureur filiale de BNP Paribas a ainsi engrangé plus de la moitié de son chiffre d’affaires (23,3 milliards d’euros, en repli de 8%) à l’international (+1% à 53% du total, contre une baisse de 16% concédée dans l’Hexagone).
Certes Cardif a subi dans son activité d’épargne en France en fin d’année la «forte aversion des assurés pour le risque », la société affichant tout de même une part de marché en assurance vie «presque stable à 8,3%». Pour autant, Eric Lombard se dit agréablement surpris des chiffres de collecte en janvier et février 2012, à l’entame d’une année électorale «toujours incertaine». Le chiffre d’affaires annuel en protection en France a en parallèle progressé de 1% à 1,4 milliard d’euros.
Cette «bonne tendance» sur l’activité protection a été bien plus perceptible encore à l’international (+14% à 4,1 milliards d’euros, en parallèle à un repli de 5% du chiffre d’affaires international en épargne). Un dynamisme sensible en Europe de l’Est, en Asie et en Amérique latine. Sur cette dernière zone, le réseau de partenariats a affiché en 2011 un milliard d’euros de primes, particulièrement au Brésil (400 millions, +62%) et au Chili (300 millions, +17%). L’activité protection a ainsi représenté en 2011 23% du chiffre d’affaires de Cardif (et 45% du produit net bancaire), 4 points de mieux qu’en 2010.
A l’avenir, Eric Lombard table sur la poursuite de la montée en puissance de Cardif dans les marchés émergents. Le dirigeant a notamment pour objectif de doubler à un horizon de cinq ans la part du chiffre d’affaires généré en Asie, à 25%.
En termes de résultats financiers, Cardif a publié un résultat brut d’exploitation 2011 stable à 716 millions d’euros mais une chute de 41% du résultat net imposable. Ce dernier a pâti d’un coût de 293 millions de la dépréciation des obligations souveraines grecques, lié avant tout pour 80 millions au portefeuille d’investissement, pour plus de 100 millions à la participation de 25% au capital d’AG Insurance en Belgique et pour moins de 50 millions en Italie à BNL Vita, détenu à 100% depuis septembre 2011.
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