BPCE veut répondre aux nouveaux usages avec une solution de paiement via Twitter
Rendre le transfert d’argent entre particuliers aussi simple qu’un tweet. C’est l’ambition de BPCE qui a lancé hier une solution inédite dans l’univers des réseaux sociaux. «Le digital s’applique aussi aux paiements, pas seulement à la distribution bancaire», rappelle Nicolas Chatillon, directeur général de S-money. Pour réaliser cette première, le groupe coopératif s’est appuyé sur cette filiale spécialisée dans les solutions de paiement qui dispose d’un agrément d’établissement de monnaie électronique.
Car si l’ordre de transfert est initié via l’envoi d’un tweet codifié, la transaction financière est finalisée pour des questions de sécurité au sein de l’application S-money et de son porte-monnaie électronique. La condition préalable au bon fonctionnement du service réside donc dans la connexion entre l’application S-money et le compte twitter. Cette liaison est rendue possible grâce à l’utilisation du module «Twitter Connect».
Le service ne se résume toutefois pas à du transfert d’argent entre particuliers. «Nous l’avons d’abord pensé comme cela mais nous l’avons rapidement proposé à nos partenaires», explique Olivier Tilloy, directeur opérationnel de S-money. Ce qui veut dire que le service peut être utilisé pour faire un don à une organisation caritative, participer à une campagne de financement participatif ou abonder une cagnotte en ligne. L’ONG Action contre la Faim est ainsi le premier partenaire à être associé à cette nouvelle fonctionnalité.
Les ordres de transfert ou de paiement étant visibles publiquement, la question de la confidentialité peut être posée. Et cela d’autant plus si le service, dont les modalités de tarification sont en train d’être définies, est déployé à l’avenir auprès de partenaires commerciaux. «Nous serons capables le cas échéant de faire du message direct (DM)», indique Nicolas Chatillon. «Nous allons faire évoluer le service au fil de l’eau», ajoute-t-il.
Forte de 100.000 utilisateurs aujourd’hui, la plate-forme S-money va connaître un bond significatif dans les prochains mois, via la déclinaison Izly, avec son adoption par l’ensemble des Crous de France. De quoi hisser le nombre d’utilisateurs au-delà de 1,5 million à la rentrée 2015 et promouvoir la fonctionnalité de paiement par simple tweet.
Plus d'articles du même thème
-
Tégo divorce d'Allianz et AGPM
L’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, Tégo, créée à l’origine par Allianz et AGPM, se sépare de ses fondateurs sur l’emprunteur, mais aussi sur les contrats de prévoyance. -
Aviva Investors développe son offre de fonds monétaires tokenisés
Le gestionnaire d’actifs s’est associé avec Ripple pour lancer ses deux premiers fonds tokenisés sur le XRP Ledger. -
Revolut va intégrer le capital-risque à son offre d'investissement
La néobanque britannique lancera, en 2027, une plateforme d'investissement baptisée Revolut Ventures pour permettre à ses clients d'investir dans des entreprises technologiques non cotées.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
« De qui se moque-t-on ? » : le ton monte entre la grande distribution et les industriels
Mercredi 28 octobre, les industriels de l’agroalimentaire et enseignes de la grande distribution sont invités au ministère de l’Économie et des Finances pour préparer les négociations commerciales annuelles, qui commenceront en décembre -
« Ça rend complètement dingue mon équipe » : Raphaël Glucksmann et le dilemme de TikTok
Fervent détracteur de l’algorithme de TikTok, le candidat social-démocrate refuse de faire campagne sur la plateforme chinoise… et s’y retrouve très largement moqué. -
« On n'avait pas assez anticipé » : Emmanuel Macron esquisse un mea culpa sur les violences du 17 octobre
Après plusieurs semaines de colère lycéenne rejointe par les voix des gilets jaunes et des syndicats, l’exécutif est sur le pont. Le président de la République s’est déplacé lundi 26 octobre à Marseille. La cité phocéenne a été, au même titre que la capitale et d’autres villes françaises, le théâtre de débordements chaotiques en parallèle des manifestations du 17 octobre 2026.