BNP Paribas recule en Bourse après l’annonce de son plan 2020
BNP Paribas a dévoilé ce matin un plan stratégique 2020 qui promet une hausse continue du dividende et des profits, après l’annonce d’un bénéfice net de 7,7 milliards d’euros en 2016, en hausse de 15,1% par rapport à 2015 (+6,3% hors éléments exceptionnels), mais toutefois inférieur aux 7,75 milliards du consensus établi pour Reuters par Inquiry Financial. Le titre a perdu jusqu'à 5% dans la matinée et abandonnait encore 3,5% à 13h30.
Le plan stratégique 2020 promet une hausse de 9% par an du dividende, dont le taux de distribution devra atteindre 50% contre 45% en 2016 (à 2,70 euros par action), et une croissance moyenne du résultat net de 6,5% par an, soit un maintien du rythme de 2016 (+6,3%).
« Le groupe prévoit d’investir 3 milliards d’euros entre 2017 et 2019 dans ce programme qui génèrera 3,4 milliards d’euros d'économies sur la même période et 2,7 milliards d’euros d'économies annuelles récurrentes à partir de 2020 avec une contribution équilibrée de tous les pôles », explique dans un communiqué la banque de la rue d’Antin. Sur la période 2014-2016, elle a réalisé 3,3 milliards d’euros d'économies récurrentes, tout en investissant 2 milliards d’euros dans sa transformation. Elle prévoit notamment de continuer à adapter « activement » son réseau d’agences bancaires sur ses marchés domestiques (France, Belgique, Italie et Luxembourg).
BNP Paribas table pour 2020 sur un retour sur fonds propres de 10%, en ligne avec son objectif de 2016. Le ratio de fonds propres durs (CET1) devra atteindre 12%, contre 11,5% à fin 2015. Un niveau atteignable grâce à la poursuite de la vente de sa filiale First Hawaiian Bank.
En 2016, BNP Paribas a dégagé un produit net bancaire de 43,4 milliards d’euros, en hausse de 1,1%, soit légèrement mieux que les 43,2 milliards attendus par les analystes. Le pôle corporate and institutional banking (CIB) a bénéficié du bond des activités de courtage de taux fixes, devises et matières premières qui a suivi l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis. Les revenus de ce segment de marché ont progressé de près de 23% au dernier trimestre, une dynamique aussi constatée sur les produits actions. Sur l’ensemble de l’exercice, le pôle CIB a toutefois reculé de 0,3% (+1,2% à périmètre et change constants). L’activité de la banque de détail dans les marchés domestiques a également diminué de 0,5% sur l’année dans un environnement de taux bas persistants, avec une baisse de 3% en France et de 5,7% en Italie, contre une hausse de 3,1% en Belgique. La croissance du groupe provient de la bonne tenue du pôle international financial services (crédit à la consommation, assurance et gestion d’actifs, Europe-Méditerranée et BankWest), en progression de 1,2% (+2,7% à données comparables).
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