BNP Paribas Investment Partners se prépare à supprimer 279 postes
La banque de financement et d’investissement (BFI) de BNP Paribas n’est pas la seule branche à souffrir des conséquences de la crise. De sources concordantes, BNP Paribas Investment Partners, qui regroupe les activités de gestion d’actifs du groupe, prépare un plan de réduction d’effectifs. Le pôle l’a présenté mardi dans ses grandes lignes aux représentants du personnel: 279 postes sont sur la sellette, dont 91 en France où un plan de sauvegarde de l’emploi sans départs contraints sera mis en place. La filiale, qui emploie 3.700 personnes dans le monde dont 800 dans l’Hexagone, a confirmé hier soir ces chiffres à L’Agefi.
La direction aurait évoqué le maintien de la productivité pour justifier cette mesure. Son activité n’est en effet guère encourageante depuis le début de l’année: la gestion d’actifs a cumulé une décollecte nette de 22,4 milliards d’euros entre le 1er janvier et le 30 septembre, dont 14,5 milliards de retraits au seul troisième trimestre.
Les coupes claires chez Investment Partners portent à plus de 2.000 la réduction d’effectifs que vise BNP Paribas pour l’ensemble du groupe. Il faut en effet compter le plan de 1.396 suppressions de postes dans la BFI, mais aussi les réductions d’effectifs prévues – et déjà annoncées avant l’été – dans les pôles Personal Finance (PF) et Equipment Solutions, qui représentent à elles deux 364 postes.
En effet, l’établissement avait annoncé fin juin 244 coupures dans les effectifs au sein des activités de crédits immobiliers spécialisés logées au sein de BNP Paribas PF – une mesure partiellement compensée par la création parallèle de 35 postes dans la banque de détail en France. La moitié des agences de Cetelem Immo (l’ex-Union de Crédit pour le Bâtiment) et Invest Immo seront amenés à disparaître. Un autre plan prévoit 120 réductions, ainsi qu’une vingtaine de modifications, de postes chez BNP Paribas Leasing Solutions.
Pour ses activités de crédits immobiliers longs et de crédit-bail, BNP Paribas avait invoqué la future réglementation prudentielle de Bâle 3, qui pénalise les activités de prêts n’étant pas adossées à des ressources stables. Mais les motivations étaient également plus prosaïques: l’accès à la liquidité est plus onéreux pour les crédits immobiliers spécialisés et l’activité de leasing est abonnée aux restructurations.
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