BNP Paribas et la Société Générale actent leur prime Macron
Cette fois c’est signé. Les représentants du personnel de BNP Paribas et de la Société Générale ont paraphé la semaine dernière la proposition de «prime Macron» de leurs directions respectives, a appris L’Agefi. Au lendemain de leur accord, les élus de la Société Générale ont rencontré vendredi soir leur directeur général Frédéric Oudéa, histoire de resserrer les liens distendus par la crise sanitaire. «Des discussions vont s’ouvrir sur le télétravail et la mobilité interne, nécessaire à cause du gel des recrutements», relate un délégué syndical de la banque en perte à fin mars.
Dans l'établissement de La Défense, le projet de prime a été approuvé par le SNB CFE-CGC, la CFTC et la CGT. Il prévoit le versement de 500 euros à chaque salarié pour dix jours de présence sur site minimum entre le 16 mars et le 11 mai, et 750 euros au-delà de vingt jours. La CFDT n’a pas signé l’accord jugé trop restrictif, comme chez BNP Paribas où le projet de prime défiscalisée a été validé par le seul SNB, le lundi 15 juin.
Dans les deux banques, cette prime de «risque» est réservée aux personnes venues travailler en agence ou dans les services centraux, excluant de fait les télétravailleurs. A la Société Générale, les travailleurs à domicile vont finalement toucher une indemnité repas de 120 euros, au lieu des 100 euros initialement proposés. Un lot de consolation qui n’existe pas chez BNP Paribas, où la prime Macron est en revanche plus généreuse.
Les salariés de la banque de la rue d’Antin toucheront 400 euros s’ils sont venus entre trois et dix jours pendant le confinement, et 800 euros pour onze jours ou plus. La mesure s’applique aux salaires jusqu’à 80.000 euros (mais elle est fiscalisée à partir de trois Smic, soit 55.000 euros). Un plafond de 65.000 euros a été retenu à la Société Générale. Environ 16.000 salariés sont concernés dans chacune des deux banques : 40% de l’effectif de BNP Paribas SA et, côté Société Générale, 72% des collaborateurs de la banque de détail en France et 500 personnes des directions centrales et de certains métiers.
En dehors des deux groupes cotés, qui compensent en partie la baisse de l’intéressement liée à la suppression du dividende, seules quelques Banques Populaires et le Crédit Mutuel Alliance Fédérale (ex-CM CIC) semblent prêts à faire un geste. Celui-ci peut atteindre au maximum 2.000 euros, déduction faite des éventuelles «primes Macron» de début d’année.
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