La Société Générale est en perte au premier trimestre
La Société Générale a annoncé jeudi une perte nette de 326 millions d’euros au premier trimestre en raison du plongeon des marchés financiers en février et en mars. La banque a avancé la publication de ses résultats, prévue à l’origine le 6 mai.
Alors plusieurs de ses concurrentes, comme Barclays et UBS, ont profité de la volatilité des marchés, la banque de financement et d’investissement accuse une perte nette de 537 millions d’euros sur le trimestre.
Les activités de marché, principalement les produits d’investissement structurés à sous-jacent actions, ont été «impactées par les dislocations de marché exceptionnelles de la fin du trimestre liées au Covid-19», a souligné le groupe.
Le produit net bancaire (PNB) a reculé de 16,5% sur le trimestre, à 5,17 milliards d’euros.
L’action Société Générale abandonne plus de 4% vers 11 heures, sous les 15 euros.
Fraudes
Au premier trimestre, le coût du risque de la Société Générale a bondi à 65 points de base (821 millions d’euros), contre 21 point de base à la même période un an plus tôt, du fait d’une hausse des provisions dans le contexte de la crise du Covid-19 et de «certains dossiers, dont deux dossiers exceptionnels de fraude», a indiqué le groupe. La banque était notamment exposée au courtier en matières premières Hin Leong à Singapour, qui a dissimulé des pertes.
Le groupe anticipe désormais, pour l’ensemble de l’année 2020, un coût du risque d’environ 70 points de base dans un scénario de base selon lequel l’impact de la pandémie se traduirait par une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 5,8%, 6,8% et 2,3% respectivement en France, en zone euro et dans le monde en 2020.
Le coût du risque monterait à «environ 100 points de base dans un scénario d’un arrêt prolongé» impliquant une baisse du PIB en 2020 de 11,1%, 12,8% et 7,8% respectivement en France, en zone euro et dans le monde, a indiqué la banque dans un communiqué.
Le groupe affichait à fin mars un ratio de solvabilité Common equity tier one (CET 1) de 12,6%, contre 12,7% à fin décembre, «soit environ 350 points de base au-dessus de l’exigence réglementaire». A fin 2020, l’objectif est d’atteindre «un ratio CET1 extériorisant une marge de manœuvre comprise entre 200 et 250 points de base au-dessus des exigences réglementaires, en fonction de l’hypothèse retenue de distribution d’un dividende exceptionnel», a indiqué le groupe.
La banque a par ailleurs annoncé un «effort additionnel» de réduction de coûts de 600 à 700 millions d’euros cette année, en plus de l’objectif déjà fixé, et confirmé ce matin.
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