BNP Paribas et Credit Suisse plaident la clémence aux Etats-Unis
BNP Paribas et Credit Suisse ont demandé aux autorités américaines d’autoriser leurs filiales locales, plutôt que leurs maisons mères, à plaider coupable des faits qui leur sont reprochés dans le cadre des enquêtes qui les visent, rapporte le New York Times en citant des sources proches des discussions. Le quotidien écrit aussi que Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas, et plusieurs autres hauts dirigeants de la banque française ont fait le déplacement la semaine dernière à Washington et New York pour expliquer qu’un plaider coupable pourrait causer du tort au secteur financier et à la France. Des arguments qui auraient été accueillis avec scepticisme par les enquêteurs américains. Ceux-ci ont par ailleurs tenu des réunions avec les autorités financières afin de s’assurer qu’un plaider coupable ne priverait pas BNP Paribas de sa licence bancaire aux Etats-Unis, rapporte le NYT.
Les investigations visant BNP Paribas portent sur des soupçons de violation des sanctions contre les pays sous embargo américain, tandis que Credit Suisse est soupçonné d’avoir aidé de riches contribuables américains à frauder le fisc. Selon le New York Times, un compromis pourrait être trouvé dès cette semaine avec la banque helvétique. Reuters évoque une amende de 1,6 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) pour Credit Suisse, tandis que BNP Paribas pourrait avoir à débourser 2 milliards de dollars, selon l’agence.
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