BNP Paribas et Credit Suisse plaident la clémence aux Etats-Unis
BNP Paribas et Credit Suisse ont demandé aux autorités américaines d’autoriser leurs filiales locales, plutôt que leurs maisons mères, à plaider coupable des faits qui leur sont reprochés dans le cadre des enquêtes qui les visent, rapporte le New York Times en citant des sources proches des discussions. Le quotidien écrit aussi que Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas, et plusieurs autres hauts dirigeants de la banque française ont fait le déplacement la semaine dernière à Washington et New York pour expliquer qu’un plaider coupable pourrait causer du tort au secteur financier et à la France. Des arguments qui auraient été accueillis avec scepticisme par les enquêteurs américains. Ceux-ci ont par ailleurs tenu des réunions avec les autorités financières afin de s’assurer qu’un plaider coupable ne priverait pas BNP Paribas de sa licence bancaire aux Etats-Unis, rapporte le NYT.
Les investigations visant BNP Paribas portent sur des soupçons de violation des sanctions contre les pays sous embargo américain, tandis que Credit Suisse est soupçonné d’avoir aidé de riches contribuables américains à frauder le fisc. Selon le New York Times, un compromis pourrait être trouvé dès cette semaine avec la banque helvétique. Reuters évoque une amende de 1,6 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) pour Credit Suisse, tandis que BNP Paribas pourrait avoir à débourser 2 milliards de dollars, selon l’agence.
Plus d'articles du même thème
-
Crédit Agricole déploie sa plateforme digitale de solutions d'épargne en Belgique
La banque française franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d'expansion paneuropéenne avec la mise en service de sa plateforme numérique d'épargne en Belgique. L'objectif est de servir, à terme, dix pays européens et de capter 40 milliards d'euros de dépôts à l'horizon 2028. -
Novartis relève ses objectifs pour faire oublier deux échecs cliniques
Le géant de l’industrie pharmaceutique a inscrit une dépréciation de 1,9 milliard de dollars dans ses comptes au troisième trimestre mais ses performances opérationnelles rassurent les investisseurs. -
IK Partners et NextStage améliorent leur offre de retrait sur Eurobio
Déjà à la tête de 90,14% du capital du spécialiste du diagnostic in vitro, les majoritaires complètent de 1,25 euro par action le prix de l'offre projetée. Celle-ci valorise le capital d'Eurobio à 267,3 millions d'euros.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
Contenu de nos partenaires
-
Outre-Manche, une autre idée du luxe
Le maroquinier DeMellier qui affole les adeptes du quiet luxury ouvre sa première boutique à Londres. Une étape cruciale pour cette Maison britannique qui a fait de ses sacs, de leur fabrication européenne et d’un engagement solidaire durable, les piliers d’une réussite internationale. -
Mobilisation des lycéens : comment deux influenceuses ont court-circuité les annonces du gouvernement
Avant sa rencontre avec les organisations lycéennes et étudiantes, le Premier ministre a convié ce lundi à Matignon plusieurs créateurs de contenu. C’est à eux, et pas aux syndicats, qu’il a réservé la primeur de ses annonces -
In folioLittérature : Caspar David Friedrich au-dessus des nuages
Plutôt qu’un livre de vulgarisation ou un roman biographique comme on en a lu tant ces dernières années, Illies a choisi d’écrire des fragments, qu’il a ingénieusement agencés dans des chapitres titrés d’après les quatre éléments, le feu, l’air, la terre et l’eau