BNP Paribas affiche des résultats supérieurs aux attentes
BNP Paribas a annoncé ce mercredi matin avoir achevé avec trois mois d’avance un plan d’adaptation engagé l’an passé pour se conformer aux évolutions réglementaires et publié un résultat net en forte hausse au titre du troisième trimestre. La première banque de la zone euro indique dans un communiqué que son ratio «common equity tier 1" sous Bâle 3 a atteint 9,5% au 30 septembre, soit 0,5 point de plus que l’objectif initial de 9%.
Marqué par deux éléments exceptionnels, la réévaluation de la dette propre du groupe et l’amortissement de titres Fortis, le produit net bancaire de BNP Paribas recule de 3,4% sur la période allant de début juillet à fin septembre à 9,7 milliards d’euros. Un chiffre néanmoins nettement supérieur au consensus des analystes interrogés par Reuters qui anticipaient en moyenne un PNB de 9,31 milliards. En excluant ces deux éléments exceptionnels, les revenus des pôles opérationnels de la banque progressent de 8,4%.
Le résultat net, qui bénéficie d’un effet de base favorable compte tenu de l’intensité de la crise de la dette souveraine qui sévit au cours du troisième trimestre 2011, augmente de 144,7% à 1,32 milliard d’euros, contre 1,18 milliard anticipé par le consensus. Une hausse des frais de gestion du groupe de 7,5% à 6,6 milliards d’euros fait néanmoins chuter de 20,3% le résultat brut d’exploitation, à 3,1 milliards.
Pour les neuf premiers mois de 2012, le produit net bancaire s’établit à 29,68 milliards d’euros, en baisse de 9,2% par rapport aux neuf premiers mois de 2011. En tenant compte du résultat exceptionnel de 1,79 milliard enregistré à l’occasion de la cession d’une participation de 28,7% dans Klépierre au premier trimestre 2012, le résultat net part du groupe s’établit à 6,04 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2012, en hausse de 14,3% sur un an. La rentabilité annualisée des capitaux propres sur hors résultat exceptionnel lié à la cession de Klépierre, s’établit à 8,5%, et l’actif net comptable par action s’élève à 60,5€, soit un taux de croissance annualisé moyen de 6,8% depuis le 31 décembre 2008.
La banque n’a pas communiqué de perspectives financières mais lors d’un entretien accordé à Reuters Insider, l’administrateur et directeur général de BNP, Jean-Laurent Bonnafé, a estimé que les marchés domestiques (France, Belgique, Luxembourg et Italie) devraient afficher une performance «raisonnablement satisfaisante» au cours des trimestres à venir. Ce qui n’empêchera pas la banque de rue d’Antin de concentrer ses efforts sur les réductions de coûts durant les prochains mois afin de s’adapter au ralentissement économique en cours en Europe.
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