BNP ouvre Bivwak ! pour soutenir l’innovation de ses collaborateurs
Bivwak ! by BNP Paribas est nettement plus confortable que son nom le laisse penser. Ce lieu que vient d’inaugurer BNP Paribas en plein cœur de Paris offre de l’espace (3.500 m²), des postes de travail, une équipe et tout un environnement pour donner vie aux projets soutenus par des collaborateurs issus de tous les métiers. C’est la version 2 d’une première expérimentation qui a duré deux ans et donné de bons résultats. Le premier Bivwak ! avait pour objectif de développer des projets en mode agile au service des métiers et «d’acculturer les collaborateurs, de les former aux nouvelles méthodes de travail et de management, d’assurer leur employabilité, de travailler différemment et de faire en sorte qu’ils se sentent à l’aise», a expliqué Jacques d’Estais, DG adjoint de BNP Paribas et membre du Comex. En deux ans, plus de 250 collaborateurs ont été accompagnés et 30 projets ont été incubés, dont certains sont devenus des sociétés.
Exemples : Ffyn, créée par Richard Jones, collaborateur de BP2S, est une plate-forme de relation entre sélectionneurs de fonds des banques privées ou des assureurs et asset managers, internes à BNP Paribas ou externes. Tilia, fondée par Christine Lamidel, de Personal Finance, vise les aidants et prend en charge la prise de rendez-vous et le suivi des intervenants auprès de leur proche malade ou dépendant. Certains projets ne sont pas des sociétés mais visent à faciliter le travail des collaborateurs du groupe. Be Nomad, développée par Jérôme Carré, responsable risques chez Cardif, est une application mobile leur permettant de travailler dans les immeubles de BNP en Ile-de-France pour éviter des temps de transport inutiles. Léa Deleris et Andrea Andaica ont imaginé ESG risk assessment project, une intelligence artificielle capable d’analyser les rapports annuels des entreprises pour évaluer leurs risques sur les sujets ESG.
Bivwak ! propose un programme d’accélération à ces projets sélectionnés soit lors de challenges internes, soit directement par les métiers et met à leur disposition des compétences dans divers domaines : data, technologies, marketing digital, business development… Il permet aux collaborateurs de se concentrer sur leur projet durant six mois tout en se formant aux méthodes agiles, avant de retourner à leur poste et de diffuser ce qu’ils ont appris. Une façon d’innover et de fidéliser les collaborateurs inventifs.
Plus d'articles du même thème
-
L’IA générative s’interpose de plus en plus entre la banque et ses clients
L’IA générative devient partie intégrante des prises de décisions des clients bancaires et les usages évoluent vite, bousculant les modèles d’affaires des banques de réseaux généralistes. Si elles n’intègrent pas rapidement des agents IA dans leurs parcours, ces derniers pourraient devenir de nouveaux concurrents. -
A son tour, Barclays annonce des suppressions d’emplois sous couvert d’IA
La banque britannique, pénalisée par le trading obligataire, publie des résultats trimestriels en demi-teinte. Elle annonce un nouveau programme de rachat d’actions à hauteur de 500 millions de livres sterling. -
Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
Les groupes mutualistes, BPCE, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, réalisent l’immense majorité de leurs revenus dans l’Hexagone. Les banques non mutualistes, BNP Paribas et la Société Générale, sont moins exposées mais la France demeure de loin leur premier marché alors que la situation du pays inquiète avec un taux souverain à dix ans qui vient de passer les 5%.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose