Allianz se joue des difficultés de Pimco et des taux bas
Tirés par les segments habitation et sinistres et assurance vie, le chiffre d’affaires du deuxième trimestre d’Allianz atteint 29,5 milliards d’euros, en croissance de 10%. Il dépasse les estimations des analystes et permet au groupe de confirmer sa prévision pour 2014: 10 milliards de chiffre d’affaires, plus ou moins 0,5 milliard. «Nous pensons que la partie haute de la fourchette est accessible», a précisé Michael Diekmann, président du directoire d’Allianz. Le profit opérationnel a cru de 17,1%, à 2,8 milliards d’euros, et ce malgré une chute de 16% des profits opérationnels en gestion d’actifs dont fait parti Pimco. «Les résultats de l’asset management ont été conforme à nos attentes», relativise Dieter Wemmer, directeur financier d’Allianz, «la décollecte de Pimco [qui atteint 20 milliards d’euros] poursuit son ralentissement».
Les taux bas, qui affectent tant l’activité gestion d’actifs qu’assurance vie, semblent être la principale préoccupation du directeur financier. «Les obligations allemandes sont blacklistées», a-t-il précisé évoquant une réallocation partielle du portefeuille vers des obligations corporate et souveraines espagnoles. Fin juillet, le FMI s’était alarmé de l’exposition des assureurs allemands aux taux bas et de l’impact de l’entrée en vigueur de Solvabilité 2. Selon Michael Diekmann, les exigences en capital de Solvabilité 2 pour certaines classes d’actifs étaient excessives. «Les investisseurs ne devraient pas être punis pour investir dans les infrastructures», a-t-il défendu.
Michael Diekmann est revenu sur l’adoption de la réforme allemande de l’assurance vie (LVRG) qui a vocation à pallier les difficultés entrainées par cet environnement de taux faibles, en interdisant le paiement de dividendes si les exigences en terme de garanties ne sont pas remplies ou en réduisant les taux d’intérêt garanti pour les nouvelles affaires. «Nous accueillons positivement l’initiative du gouvernement allemand de réformer l’assurance vie en Allemagne. Elle va durablement stimuler les bénéfices payés aux consommateurs. En ce qui concerne les ramifications réglementaires, Allianz n’est pas affecté par l’interdiction de paiement des dividendes», a-t-il précisé.
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