Allianz GCS souhaite tourner ses ambitions vers les pays émergents
Les ambitions d’AGCS (Allianz Global Corporate & Specialty) se déclinent à international. Lors de la présentation des résultats de la filiale d’Allianz dédiée à l’assurance des sociétés industrielles, Thierry Van Santen, son directeur général, a ainsi estimé qu’«après sept ans d’existence, AGCS passe dans un nouvel horizon avec des implantations au Brésil, à Hong Kong et Singapour.» Fin 2012, les autorités brésiliennes ont accordé une licence de réassurance locale à la société, qui donne naissance à AGCS Brésil, notée A- par Standard & Poor’s. «Le Brésil représente environ 50% du marché potentiel pour AGCS en Amérique du Sud, et devrait devenir le centre des activités de la société dans cette région», indique le groupe dans un communiqué. AGCS a également ouvert des bureaux en Grande Chine, et a débuté des activités internationales dans les pays du Maghreb.
Sur l’année 2012, le groupe Allianz peut se féliciter de voir les primes brutes de sa filiale dépasser pour la première fois le seuil des 5 milliards d’euros fin 2012, à 5,3 milliards, soit une hausse de 8% par rapport à 2011. En quatre ans, la société a même doublé de taille. Pas de quoi cependant éviter une érosion du bénéfice d’exploitation de 23,5%, à 420 millions d’euros, dont 296 millions de revenus de placements. Le ratio combiné s’est légèrement dégradé à 96%, contre 93% en 2011.
Au niveau de la France, «dans un climat d’affaires très tendu», comme le rappelle Thierry Van Santen, AGCS accuse un recul de 2,5% de ses primes brutes à 639 millions d’euros, mais conserve des primes nettes à peu près stables à 378 millions. La responsabilité civile a notamment subi une concurrence plus forte que prévu qui a affecté la performance globale. AGCS France dégage ainsi un résultat net de 71 millions après une perte de 50 millions en 2011. Des résultats qui masquent une année «difficile» sur le segment des corps de marine, et sur la branche «incendie» qui dégage un ratio combiné de 95% malgré une absence de gros sinistres.
Le baromètre des risques publié par AGCS révèle que les craintes des entreprises se concentrent sur les risques de pertes d’exploitation, les catastrophes naturelles et les incendies. Des risques qui dépassent aujourd’hui celui d’une dégradation des conditions économiques, qui constituaient la principale préoccupation en 2011.
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