Aegon est contraint à davantage d’efforts pour respecter ses objectifs
Aegon progresse dans la réalisation des objectifs de son plan stratégique à horizon 2015. Le chemin sera pourtant plus sinueux que prévu, comme en a témoigné hier l’assureur néerlandais auprès des investisseurs. Un discours prudent qui a entraîné un repli de 3,64% à 5,06 euros du titre Aegon en clôture à Amsterdam, deuxième pire performance de l’indice local AEX25.
Dans un «environnement de taux d’intérêt historiquement bas», qui portent un coup aux rendements des investissements, Aegon a tout particulièrement revu l’échéance attendue pour le respect de son objectif de bénéfice imposable courant. Le 5 juin dernier encore, le groupe avait confirmé son ambition d’engranger une progression annuelle moyenne de cet indicateur de 7 à 10% entre 2010 et 2015. La période de référence est désormais décalée de 2012 à 2015, Aegon tablant sur la période initiale sur une progression moyenne de 4 à 7%.
L’assureur a également reconnu qu’il devra «en faire davantage» pour respecter son objectif d’un rendement des fonds propres de 10% à 12% d’ici 2015. La situation actuelle impose d’évoquer un rendement de 8% à 10%, contre 6,3% au premier trimestre 2013. Aegon ne renonce pas à son objectif initial, mais promet de nouvelles mesures, passant par une revue des activités à faible rentabilité ou un renforcement de l’«efficacité opérationnelle», particulièrement au sein des marchés matures. Le groupe a précisé que la suppression de 530 postes cette année au Royaume-Uni fait partie du programme de réduction des coûts engagé en 2009.
En termes d’activité, l’objectif reste de prétendre à un rang de leader dans les marchés sélectionnés d’ici à 2015, particulièrement les Pays-Bas, les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Le directeur général Alex Wynaendts n’en souhaite pas moins afficher une «croissance forte» en Asie et «renforcer (son) empreinte» en Europe de l’Est et centrale, notamment par des acquisitions ciblées en Roumanie ou en Ukraine.
La croissance interne reste tout de même la priorité à l’échelle du groupe, selon le directeur financier Darryl Button. Point crucial de l’évolution de la compagnie, la priorité donnée aux revenus basés sur des commissions porte ses fruits selon la direction, qui a confirmé son objectif de voir la part de ces revenus doubler jusqu’à 30 à 35% du total. Aegon a également confirmé son objectif d’un free cash flow opérationnel de 1,3 à 1,6 milliard d’euros en 2015.
Plus d'articles du même thème
-
«Le portage constitue une source importante de performance sur le crédit»
Thomas Brulat Aulan, directeur de la gestion taux actifs listés chez Sienna -
«Au sein de l’Europe continentale, nous privilégions notamment les actions allemandes»
Matthieu Barrière, responsable de l’allocation d’actifs chez ODDO BHF AM. -
«Des phases de consolidation pourraient offrir des occasions de renforcer une exposition sur le yen»
Michaël Nizard, responsable de la gestion multi-asset et overlay chez Edmond de Rothschild AM.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreCatastrophes naturelles : jouer collectif pour la prévention
Face au coût abyssal des canicules et des incendies estivaux, la France doit doper sa stratégie d'anticipation en s'inspirant du modèle public-privé des indemnisations -
Dilemme du prisonnierCensurer Lecornu en laissant Marine Le Pen sauver le budget : les calculs risqués des députés PS
Dès lors que la candidate du RN dit préférer un « budget imparfait » au chaos qu’entraînerait la chute du gouvernement, les socialistes n’ont plus aucune raison d’endosser des mesures d’économie, forcément impopulaires, a fortiori dans un contexte de primaire -
Bertrand Martinot : « Un retour aux 39 heures serait tout aussi absurde que les 35 heures »
Selon une note de l'économiste pour la Fondapol, un alignement du temps de travail des Français sur celui des Allemands générerait 110 milliards d’euros de PIB supplémentaire