La Place financière pourrait bénéficier du regain global d’attractivité française
Il y a peu encore, il était de bon ton d’ironiser sur les chances de Paris d’attirer les activités britanniques menacées par le Brexit.
Or une étude d’EY confirme que ceux qui mobilisent pour l’avenir de la Place financière ne perdent pas leur temps.
Primo, une entreprise internationale sur sept implantée outre-Manche pourrait se délocaliser en tout ou partie, d’abord vers l’Allemagne (76%) puis la France (60%).
Toujours solide troisième en Europe selon le critère des projets d’investissements directs étrangers, les atouts de notre pays montrent ses réelles chances de s’imposer.
Les experts d’EY citent son excellence technologique avec une ‘French Tech’ reconnue et une innovation et une R&D appréciées, et son attrait en matière de logistique et d’infrastructures.
Or sans infrastructures adéquates, pas de Place financière d’avenir.
A l’inverse, si le poids de la fiscalité, la complexité administrative, la rigidité du droit du travail et le coût du travail restent des handicaps, il est encore temps d’agir.
Le lancement de la concertation sur la réforme du code du travail arrive ainsi opportunément.
En outre, la bataille pour attirer des activités financières fait rage : Paris n’entend pas laisser la régulation bancaire à Francfort où la Commission parle d’installer l’Autorité bancaire européenne.
Sans compter que la Place s’emploie à attirer les structurantes activités de compensation des transactions financières, capitale pour l’expansion des marchés de capitaux.
De ce point de vue, la décision de la Commission en juin touchant l’exercice de la compensation en dehors de l’Union européenne sera cruciale, notamment pour Euronext.
Car c’est Londres et sa bourse qui dominent aujourd’hui ce marché.
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