2009 marque une nette augmentation du surendettement en France
Les derniers chiffres de la Banque de France, qui datent de fin septembre, montrent un retour de la hausse des dossiers de surendettement, après une relative stabilisation en juillet et août, période habituellement plus calme sur ce front. Cumulés depuis le début de l’année, 162.171 dossiers ont été déposés contre 137.842 sur la même période en 2008, soit une augmentation de 17,6%.
Sur ces neuf premiers mois, 68.252 plans conventionnels ont été conclus, soit 6,5% de plus que l’année dernière. Mais parallèlement, les procédures de rétablissement personnel (ou faillites personnelles) ont grimpé de 27% à 30.710 cas, preuve de l’aggravation du surendettement puisque ces procédures sont réservées aux situations «irrémédiablement compromises» et excluent les ménages propriétaires de leur logement, qui peuvent au moins le vendre pour résorber leur endettement. La principale raison de cette nette augmentation du surendettement est le chômage, qui était déjà en cause dans 32% des cas en 2007. Au total, le nombre de ménages toujours en cours de «désendettement», autrement dit bénéficiant d’une mesure destinée à remédier à leur situation, atteint 744.000 à fin septembre 2009.
L’endettement moyen par dossier continue de croître à 41.700 euros en septembre 2009, contre 38.847 en janvier de la même année et moins de 36.000 euros il y a un an. Les dossiers comprenant un crédit immobilier (10% du total) sont endettés en moyenne de 86.700 euros. L’endettement des ménages ayant des crédits assortis d’une échéance (crédits affectés), soit 51% des cas, atteint 17.300 euros, tandis que le crédit renouvelable, concernant 89% des dossiers, fait monter le niveau d’endettement moyen à 21.200 euros.
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