La vidéo du jour : Une pierre dans le jardin des banques françaises
Les turbulences de marché de la fin 2018 présentent leur facture aux banques. BNP Paribas aurait ainsi perdu 80 millions de dollars dans ses activités de trading à New York dans les derniers jours de décembre. Le groupe ne fait aucun commentaire sur ces chiffres, révélés par l’agence Bloomberg, mais une chose est sûre : son responsable du trading sur les indices actions américains, qui était parti en vacances juste avant Noël, a définitivement quitté la banque. Il paierait ainsi des paris à contre-sens sur des produits dérivés qui avaient pour référence l’indice S&P 500.
Les derniers jours de l’année sont d’ordinaire calmes sur les marchés. Mais fin 2018, Wall Street a connu des mouvements particulièrement violents. L’indice S&P 500 a ainsi perdu près de 8% en 4 séances, du 19 au 24 décembre, avant de rebondir de 5% sur la seule journée du 26 décembre.
Les mésaventures de BNP Paribas dans les dérivés actions font écho à celles de Natixis. Le mois dernier, la filiale de BPCE a indiqué que des pertes en Asie lui coûteraient autour de 260 millions d’euros dans ses comptes du quatrième trimestre. La forte volatilité des marchés actions asiatiques a fait exploser un produit structuré que Natixis avait construit autour de l’indice Kospi de la Bourse de Séoul, et qu’elle avait vendu pour l’essentiel à des clients particuliers et de banques privées.
Pour les banques françaises, ces revers sont d’autant plus fâcheux que les dérivés actions constituent historiquement une vache à lait pour leurs activités de marché. Si Natixis n’a jamais été un acteur de premier rang dans ces métiers, BNP Paribas et la Société Générale figurent parmi les leaders mondiaux. A ce jour, la Société Générale semble avoir échappé au coup de torchon, mais nul doute que ses résultats du quatrième trimestre, publiés le 7 février prochain, seront particulièrement surveillés.
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