La vidéo du jour : LVMH, une simplification mûrie depuis des années
Le marché souhaitait depuis longtemps une simplification de la galaxie Arnault, car les investisseurs se défient des organigrammes complexes. Or Bernard Arnault aussi songeait de longue main à s’éloigner d’un mode de contrôle utilisé à ses débuts, voilà trente ans.
C’est à partir de Christian Dior qu’il a pris le contrôle de LVMH, à la fin des années 80.
La société lui a permis de détenir LVMH indirectement mais solidement, avec une part du capital au départ assez minime.
Depuis, le problème a changé de nature : la famille détentrice de 40% du capital du numéro un du luxe s’est enrichie, tandis que LVMH s’est mué en géant qui avait la vocation et les moyens de regrouper tous les actifs du groupe dans le secteur.
C’est désormais chose faite et Bernard Arnault a agi, pour le tempo, avec son opportunisme coutumier.
Les groupes de luxe sont chers, trop à ses yeux, et pour LVMH comme pour lui-même, mieux vaut consolider un actif de grande qualité, Christian Dior, que rechercher ailleurs une croissance externe onéreuse.
Et à l’inverse, puisque les actifs sont chers, autant les vendre. Des 12,5 milliards que coûte la consolidation à 100% de Christian Dior, la famille pourra retrancher la vente à LVHM de Christian Dior Couture, pour 6,5 milliards.
Et comme une autre part du deal est réglée via les 8% d’Hermès que la famille détient encore, valorisés près de leur plus haut historique, la part de cash qu’il lui restera finalement à débourser sera minime. L’accueil réservé par le marché à l’opération montre qu’il n’aura pas à le regretter. Par une ironie de l’histoire, le raid manqué sur Hermès aura au moins permis à Bernard Arnault d’être un peu plus maître chez lui !
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