La vidéo du jour : Les groupes américains prêts à mettre au travail leur cash parqué à l’étranger
Le PDG d’Intel Brian Krzanich ne rapatriera pas les 13,6 milliards de dollars de cash que ses filiales détiennent à l’étranger. Ils serviront à financer l’acquisition de Mobileye pour 15 milliards de dollars, annoncé hier par le géant américain des semi-conducteurs.
En bon politique, Brian Krzanich n’encourt pas pour autant les foudres du président Trump, très désireux de voir les réserves de cash parquées à l’étranger par les grands de la high-tech revenir au pays s’investir dans l’industrie. Car il avait pris soin d’annoncer en février un investissement supplémentaire de 7 milliards de dollars dans son principal site de l’Arizona. Avec à la clé 13.000 emplois nouveaux, directs et indirects.
Le cas d’Intel illustre la manière dont les autres grands détenteurs de cash pourraient agir de leur côté : proclamer le renforcement de leurs investissements aux Etats-Unis mais utiliser l’essentiel de leur cash à une activité qui reste leur cœur de métier : les fusions et acquisitions.
Du coup, même si le taux d’imposition des sociétés américaines devait être réduit à 10% contre 35% aujourd’hui, l’investissement aux Etats-Unis n’atteindrait sans doute pas le niveau souhaité par la Maison-Blanche.
Le PDG de Cisco Chuck Robbins a été clair à ce sujet. Dans cette hypothèse, le cash serait utilisé à des «rachats d’actions, des dividendes et des rachats d’entreprises». On peut donc s’attendre à une vague de rachats à l’international initiés par des groupes américains : Kraft Heinz a donné le «la» sans succès en s’attaquant à Unilever, et PPG a suivi en ciblant Akzo Nobel.
Même si, là encore, la conclusion n’est pas garantie, d’autres «deals» sont sans aucun doute tout prêts à sortir des cartons.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT
Réinventer la contactabilité à l’ère des interactions
L'enjeu n'est plus d'augmenter le volume des interactions, mais d'en améliorer la pertinence et l'efficacité. C'est précisément ce que permet Spacivox. -
Léovic Lecluze (Groupe Matmut) : « On est encore rémunérés pour le risque mais plus pour la prime d'illiquidité »
L’investissement dans la dette privée fait toujours sens, selon la conviction du directeur des investissements du groupe Matmut, mais il convient d’être prudent sur le type de risque pris. -
PARTENARIAT« Coface un dispositif de Back Up Servicing robuste au service de la sécurisation des opérations de titrisation »
Interview vidéo avec Rachid Aoulad Hadj, Directeur des ventes sur les solutions de recouvrement pour l’Europe de l’Ouest, Coface. -
PARTENARIAT« Il faut connecter la data, les métiers et l’intelligence artificielle »
Entretien avec Raphaël Savy, Regional Vice-Président Europe du sud d’Alteryx. -
Deepah Colombel (Crédit Agricole Assurances) : « Il n’y a pas de risque systémique en cours sur la dette privée »
La responsable de l’investissement en dette privée chez Crédit Agricole Assurances revient sur la crise qui entoure certains fonds de dette privée aux Etats-Unis. -
PARTENARIAT« Dans le secteur bancaire, les systèmes cloud pourront répondre aux nouvelles exigences de marché »
Entretien avec Camille de Mari, Directeur Issuing Data Solutions de Visa, pour la France, la Belgique et le Luxembourg.
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran -
SuccessionAssistanat, primaire de droite élargie... Comment Sarah Knafo réécrit le zemmourisme
Nouvelle rhétorique, image policée, l'eurodéputée se veut une version plus fréquentable de son mentor et compagnon. Au risque d’alimenter des soupçons jusque dans son propre camp