La vidéo du jour : Les groupes américains prêts à mettre au travail leur cash parqué à l’étranger

Philippe Mudry

Le PDG d’Intel Brian Krzanich ne rapatriera pas les 13,6 milliards de dollars de cash que ses filiales détiennent à l’étranger. Ils serviront à financer l’acquisition de Mobileye pour 15 milliards de dollars, annoncé hier par le géant américain des semi-conducteurs.

En bon politique, Brian Krzanich n’encourt pas pour autant les foudres du président Trump, très désireux de voir les réserves de cash parquées à l’étranger par les grands de la high-tech revenir au pays s’investir dans l’industrie. Car il avait pris soin d’annoncer en février un investissement supplémentaire de 7 milliards de dollars dans son principal site de l’Arizona. Avec à la clé 13.000 emplois nouveaux, directs et indirects.

Le cas d’Intel illustre la manière dont les autres grands détenteurs de cash pourraient agir de leur côté : proclamer le renforcement de leurs investissements aux Etats-Unis mais utiliser l’essentiel de leur cash à une activité qui reste leur cœur de métier : les fusions et acquisitions.

Du coup, même si le taux d’imposition des sociétés américaines devait être réduit à 10% contre 35% aujourd’hui, l’investissement aux Etats-Unis n’atteindrait sans doute pas le niveau souhaité par la Maison-Blanche.

Le PDG de Cisco Chuck Robbins a été clair à ce sujet. Dans cette hypothèse, le cash serait utilisé à des «rachats d’actions, des dividendes et des rachats d’entreprises». On peut donc s’attendre à une vague de rachats à l’international initiés par des groupes américains : Kraft Heinz a donné le «la» sans succès en s’attaquant à Unilever, et PPG a suivi en ciblant Akzo Nobel.

Même si, là encore, la conclusion n’est pas garantie, d’autres «deals» sont sans aucun doute tout prêts à sortir des cartons.

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