La vidéo du jour : Les épargnants savent désormais à quelle sauce ils seront accommodés
Fin du suspense s’agissant de la réforme fiscale applicable aux particuliers. Les priorités vont à la simplicité, avec un régime unique lisible de l’assurance vie, et à l’investissement en actions au détriment de l’immobilier. Le gouvernement assume ses choix d’origine sur la «flat tax» à 30%, quitte à inviter les épargnants à réallouer leurs actifs avant la date de la réforme, le 1er janvier 2018. La simplicité se marque dans l’ISF et l’assurance vie par la disparition d’une niche fiscale et le refus d’en créer une autre :
- l’ISF PME disparaît, car les PME sont censées sortir gagnantes de la réforme en terme de financements ;
- le plafond de défiscalisation de 150.000 euros, porté à 300.000 euros pour un couple, ne supportera aucune dérogation, comme l’espéraient les assureurs, en cas de détention supérieure à 12 ans, et de forte pondération en actifs risqués.
L’investissement en actions n’est pas disqualifié : il supportera une «flat tax» plutôt plus avantageuse que le régime actuel, tandis que le PEA et les produits collectifs d’épargne salariale garderont leurs régimes privilégiés. A l’inverse l’immobilier supportera seul le poids de l’ISF, tandis que le Plan d’épargne logement se verra imposer la «flat tax» en cas d’ouverture après le 1er janvier. D’ici là, il pourra se passer bien des choses. D’abord la bataille d’amendements promet d’être féroce de la part des secteurs touchés par la réforme. Ensuite, la collecte en assurance vie et sur les PEL pourrait se renforcer avant la date-butoir du 1er janvier et celle sur les produits d’ISF PME s’effondrer. Les arbitrages des ménages sur l’immobilier haut de gamme, d’habitation principale ou secondaire, reste enfin une inconnue de taille.
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