La vidéo du jour : Bruxelles va présenter à Londres la facture du Brexit
Entre 25 et 73 milliards d’euros : c’est entre ces deux chiffres que se situerait la facture dont le Royaume-Uni devrait s’acquitter envers ses partenaires de l’Union pour espérer un accord satisfaisant sur l’après-Brexit. C’est ce qu’a calculé un groupe de réflexion bruxellois, le Centre pour la réforme européenne, de concert avec le correspondant local du Financial Times. On le voit, la fourchette est large et selon la façon dont on évalue l’ardoise, les marges de négociations peuvent être infinies.
Mais dans tous les cas, la somme des engagements pris par Londres en tant que membre de l’Union est considérable et l’addition salée. Elle recouvre surtout deux types de dépenses : la part du Royaume Uni dans des programmes dits de «cohésion», impliquant des transferts au profit des pays-membres les moins riches ; et sa quote-part dans l’abondement du généreux régime de retraite des fonctionnaires de l’Union.
La discussion s’annonce d’autant plus houleuse qu’à Bruxelles, nombreux sont ceux qui veulent faire de sa conclusion un préalable à tout accord sur l’après-Brexit. Tandis que Londres, qui n’a découvert que tardivement le sujet, souhaiterait que cette négociation se tienne en parallèle avec celle touchant le Brexit proprement dit.
Surmonter ce différend pour éviter un capotage immédiat du marchandage post-Brexit sera une tâche délicate pour le négociateur européen Michel Barnier et le ministre britannique compétent. A charge pour celui-ci d’expliquer au grand public ce dossier totalement inconnu de lui et en totale contradiction avec l’affirmation des Brexiters, mensongère à dessein, selon laquelle le Brexit épargnerait au pays 350 millions de livres de dépenses européennes par semaine !
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- TotalEnergies multiplie les arbitrages dans les énergies renouvelables
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Les « MacronLeaks », première ingérence électorale massive… et ce qu’elle dit du risque pour 2027
En 2017, Emmanuel Macron avait été visé par un vaste piratage attribué à la Russie. Autre époque, autres modes opératoires… Mais des leçons pour la campagne qui s’ouvre, menacée par les ingérences -
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur