La vidéo du jour : Bonus, la sagesse gagne dans les banques mais les clichés ont la vie dure
Le débat présidentiel l’a montré, la finance reste un sujet sensible. Les acteurs français sont pourtant attentifs à se garder de tout dérapage, notamment sur les rémunérations. Une enquête de L’Agefi sur les bonus 2017 le montre.
Ceux-ci sont d’abord loin d’égaler les bonus pratiqués par les banques anglo-saxonnes qui ont toujours fondé sur la rémunération leur politique de recrutement de talents.
Les banques françaises ne sont certes pas pingres, les bonus versés restent impressionnants, d’autant qu’ils sanctionnent une bonne année 2016 en termes de résultats.
Les rémunérations variables hors dirigeants mandataires sociaux approche 480 millions d’euros chez BNP Paribas, en hausse de 18% par rapport à 2016, 240 millions chez Société Générale, un chiffre quasi stable, et 92 millions chez Natixis, en hausse de 27%.
Or, le nombre de salariés éligibles au sens de la réglementation, c’est-à-dire « preneurs de risque », augmente aussi.
Si bien que le bonus par tête n’augmente que de 3% chez BNPP, de 6,5% chez Natixis et il baisse de 11% à la Générale. En moyenne pour ces trois établissements, il s’établit à 320.000 euros par personne.
De quoi faire rêver le salarié lambda, mais par rapport aux années fastes d’avant-crise, les bonus des traders ont été divisés en moyenne par près de deux, ceux des spécialistes de fusions et acquisitions par trois.
Sans compter que ce qu’ils touchaient tout en cash et tout de suite est désormais versé au tiers en numéraire et le reste en titres étalé sur plusieurs années.
Avec possibilité, en cas de contre-performance, de non-versement d’un différé, voire d’une reprise de bonus.
Bref, la finance a changé ses pratiques bien plus que les politiques n’osent encore le dire.
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