Sodexo peine à respecter les règles de bonne gouvernance
Le groupe offre une prime de départ de près de 2 millions d’euros à Michel Landel, en opposition au code Afep-Medef. Elle prend la forme d’une indemnité de non-concurrence.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
Sodexo est le leader mondial des services de qualité de vie.
-
photo Sodexo.
L’assemblée générale de Sodexo, le 23 janvier prochain, suscite déjà des réactions. Phitrust a déposé trois questions écrites, en pointant des problèmes majeurs de gouvernance.
D’une part, les actionnaires sont appelés à approuver le versement d’une indemnité de non-concurrence de deux ans à Michel Landel, directeur général sortant, qui prendra sa retraite à l’issue de l’assemblée générale. Cette résolution, compte tenu de l’âge (66 ans) et de l’ancienneté (35 ans) de Michel Landel chez Sodexo «ressemble fortement à une indemnité de départ à la retraite», constate Phitrust. Or le code Afep-Medef prévoit qu’une indemnité de départ «doit être exclu[e]» si le dirigeant «a la possibilité de faire valoir ses droits à la retraite». Cette indemnité équivalant à deux ans de rémunération fixe, soit 1,9 million d’euros, sera versée par moitié en janvier 2018 et pour moitié en janvier 2020. Le non-respect de la clause entraînerait le remboursement de cette somme, plus une pénalité d’un an de rémunération fixe (933.000 euros). Mais avec 40,4% du capital et 55,8% des droits de vote, Bellon SA ne craint aucune opposition des minoritaires.
D’autre part, Phitrust s’étonne que la résolution sur la politique de rémunération de Denis Machuel, nouveau directeur général, ne précise pas sa rémunération fixe qui, de plus, sert de référence pour le variable annuel et pour la valorisation de la rémunération long terme. Sodexo se contente de préciser qu’elle devra tenir compte notamment de la complexité des missions, des compétences, et d’un benchmark. Or, l’article R. 225-29-1 du Code de commerce, issu de la loi Sapin 2, impose que tous les éléments de la rémunération soient détaillés dans un document joint au rapport de gestion du président, «au risque de faire invalider la résolution», prévient Phitrust. Toutefois, Sodexo précise à L’Agefi que le montant du fixe sera donné lors de l’AG.
Enfin, Sodexo propose de renouveler la convention de prestations avec Bellon SA pour cinq ans. Une durée, «qui paraît inadaptée aux risques de modification de l’environnement juridique et fiscal ainsi qu’aux conflits d’intérêts potentiels que ce type de relations peut créer», estime Phitrust. Cette convention correspond au paiement des rémunérations du directeur financier, du DRH et du directeur de la planification stratégique, mis à disposition par Bellon SA. Au nom de la transparence, il serait préférable que ces rémunérations soient prises en charge directement par Sodexo.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le leader de Place publique a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle, ce dimanche soir au 20 heures de TF1. Avant de partir à la conquête de l’Elysée, il devra déjouer les manœuvres de ses faux amis socialistes.
Invité à l'université d'été de La France insoumise, le banquier d'affaires s'est affiché comme la caution du programme économique de Jean-Luc Mélenchon, sur la dette notamment
Leaders patronaux et syndicaux veulent se voir pour relancer l'agenda social autonome, avant le grand coup d'envoi de la campagne présidentielle dans laquelle ils comptent bien peser