La banque centrale norvégienne a, comme attendu, maintenu inchangé son principal taux directeur et confirmé qu’elle le relèverait probablement en juin. Elle l’avait relevé de 0,75% à 1% en mars, et alors indiqué qu’elle le relèverait de nouveau dans les six mois. Ces annonces ont provoqué un petit rebond de la couronne norvégienne face au dollar et à l’euro. « La Norges Bank a donné un signal clair d’une hausse des taux en juin », ont commenté les analystes de Nordea. Le gouverneur Oeystein Olsen a cependant mis l’accent sur les risques que tensions commerciales et incertitudes politiques font peser sur la croissance mondiale.
Selon les données publiées ce matin par le Bureau national de la statistique, l’indice des prix à la consommation en Chine a progressé de 2,5% en avril sur un an, soit un plus haut en six mois, conforme au consensus. En rythme mensuel, l’inflation affiche un rebond de 0,1% après un recul de 0,4% en mars.
TYPOLOGIE Les achats de titres publics de la zone euro par la Banque centrale européenne dans le cadre de sa politique de quantitative easing (QE) débutée en 2015 ont eu pour effet de réduire la part des investisseurs non-résidents de 52 % du total en 2014 des dettes publiques à 44,4 % en 2018. Fin décembre, ils détenaient 4.380 milliards d’euros de titres publics sur un total de 9.860 milliards. Au plus haut, il y a 5 ans, ils possédaient en portefeuille 4.870 milliards de titres souverains euro. Les non-résidents sont ainsi détenteurs de près de 1.100 milliards d’obligations du Trésor français. Du côté des investisseurs domestiques, les banques tiennent la corde devant la banque centrale (1.660 milliards). Avec le QE, les avoirs des banques allemandes en titres publics ont diminué de 130 milliards à 495 milliards, ceux des banques françaises de 60 milliards à 372 milliards. Avec plus de 650 milliards d’euros (28 % du total), les banques italiennes ont à peine réduit leur possession de titres publics.
C’est la participation de l’Etat au capital de l’équipementier automobile Valeo, soit 8,35 % des droits de vote. Bpifrance Participations, filiale de la Caisse des dépôts, a indiqué à l’AMF avoir franchi, en deux temps, le seuil de 5 % du capital du groupe, après avoir acquis des actions sur le marché. La Caisse des dépôts détient en direct 2,14 % du capital et 3,32 % des droits de vote. Bpifrance a fait part de sa volonté de protéger les entreprises françaises des attaques d’actionnaires activistes et l’Etat veut renforcer ses moyens de défense contre les rachats d’entreprises jugées stratégiques par des étrangers.
Lors du Forum de Paris organisé mardi, Bruno Le Maire a appelé à des règles communes pour le financement des pays en développement par la dette. La France en fait une priorité des G7 et G20 Finances dans le cadre de la montée en puissance de nouveaux créanciers. L’idée, qui sera rediscutée lors du G20 Finances des 8 et 9 juin à Fukuoka (Japon), sera de finir de convaincre des prêteurs comme la Chine d’éviter de faire dériver certains pays vers le surendettement et d’être plus transparents sur les contreparties demandées, comme dans divers projets d’infrastructures liés aux «nouvelles routes de la soie». Cela permettrait d’éviter que le surendettement devienne une question de souveraineté. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a également souligné l’importance de ces réformes au regard de restructurations de dette plus en plus difficiles pour les pays en difficulté.
Thomas Borgen, l’ancien directeur général de Danske Bank, a été inculpé au Danemark pour son implication présumée dans un vaste système de blanchiment d’argent, a rapporté, mardi, le journal Borsen, citant l’avocat de l’ancien dirigeant. Il est la première personne inculpée dans cette affaire qui porte sur environ 200 milliards d’euros de transactions suspectes réalisées via la filiale de Danske Bank en Estonie entre 2007 et 2015 et vaut à la première banque danoise des enquêtes dans plusieurs pays. Thomas Borgen, qui a dirigé les activités internationales du groupe jusqu’en 2012, a démissionné en septembre dernier.
Le déficit commercial de la France s’est creusé en mars, pour atteindre 5,32 milliards d’euros. Après les 4,13 milliards de déficit de février, il s’agit de son plus haut niveau depuis six mois, sous l’effet d’une nette accélération des importations, selon les statistiques CVS/CJO de la Banque de France. Sur le premier trimestre, le déficit de la balance commerciale française s'établit à 13,7 milliards d’euros, contre 14,7 milliards au premier trimestre 2018. En mars, les importations ont bondi de 3,6%, après des hausses limitées à 0,5% puis 0,3% les deux mois précédents, pour s’inscrire à 48,5 milliards d’euros. Les exportations, en hausse pour le deuxième mois consécutif, ont progressé de 1,1% à 43,2 milliards.
Le parti conservateur s’apprête à essuyer une défaite cuisante aux prochaines élections européennes, alors que Theresa May est de plus en plus fragilisée.
Le fabricant français de bouteilles Verallia, contrôlé à 90% par la société de capital-investissement américaine Apollo, a choisi ses banques, à savoir BNP Paribas, Citi et Deutsche Bank, en vue de son introduction en Bourse (IPO) sur Euronext Paris prévue en septembre, selon Reuters. La transaction valorise l’entreprise à environ 4,5 milliards d’euros, dette incluse, ont-elles indiqué. L’ancienne division de Saint-Gobain compte parmi ses clients Pernod Ricard, Dom Pérignon (groupe LVMH) et Ferrero, le fabricant du Nutella. Selon les sources de Reuters, l’IPO de Verallia pourrait valoriser la société de huit à 8,5 fois son bénéfice brut (Ebitda). La société d’embouteillage devrait dégager cette année un Ebitda d’environ 550 millions d’euros.
Bristol-Myers Squibb a lancé mardi l'émission obligataire destinée à refinancer le crédit relais de 33,5 milliards de dollars (près de 30 milliards d’euros) mis en place lors de l’acquisition de Celgene. Le montant de l'émission devrait avoisiner les 21 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus grosse opération de l’année et la cinquième plus importante de l’histoire. Le groupe pharmaceutique avait indiqué la semaine dernière qu’il emprunterait au total 29 milliards de dollars pour financer l’opération, et qu’il avait déjà obtenu des crédits bancaires de 8 milliards. L'émission est divisée en neuf tranches, dont trois à taux variables (1,5, 2 et 3 ans de maturité). La maturité des tranches à taux fixes va de 3 à 30 ans. Barclays, Credit Suisse, Morgan Stanley et Wells Fargo dirigent le placement.
Un an après que Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, l’Iran a déclaré mercredi qu’il suspendait une partie des engagements qu’il avait pris dans ce cadre. Téhéran donne 60 jours aux pays soutenant encore cet accord (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie) pour alléger les sanctions prises par les Etats-Unis contre l’Iran. A défaut d’un accord, l’Iran annonce plus de suspensions d’engagements. Les Etats-Unis prévoient d’imposer des sanctions supplémentaires à l’Iran «très prochainement», a répliqué mercredi Tim Morrison, un conseiller de la Maison blanche.
Le vice-Premier ministre chinois Liu He doit participer jeudi et vendredi à Washington à des discussions sur le commerce avec les négociateurs américains. Il vient pour conclure un accord, a affirmé Donald Trump dans un tweet, mercredi. La Maison Blanche a décidé dimanche de faire passer les droits de douane américains de 10 à 25% sur 200 milliards de dollars (180 milliards d’euros) de produits chinois importés aux Etats-Unis à compter de vendredi. Le ministère chinois du Commerce a fait valoir que Pékin prendrait des mesures de rétorsion si tel était le cas.
Les cours du pétrole ont terminé en hausse mercredi sur le Nymex, en réaction à une contraction inattendue des stocks de brut américains. Un regain de tensions commerciales entre Washington et Pékin est venu toutefois limiter les gains. Les stocks de brut américains ont diminué de 3,96 millions de barils à 466,6 millions alors que les économistes attendaient en moyenne une hausse de 1,2 million de barils. Le contrat de juin sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 72 cents, soit 1,17%, à 62,12 dollars le baril. Le contrat de juillet sur le Brent a pris 49 cents (0,70%) à 70,37 dollars le baril.
Une ONG française, ACAT, a annoncé mercredi soir vouloir introduire un référé afin de bloquer le chargement d’armes à destination de l’Arabie saoudite à bord d’un cargo arrivé au Havre (Seine-Maritime), confirmé par la ministre des Armées Florence Parly sur BFMTV. La livraison de ces armes constituerait une violation du Traité sur le commerce des armes, souligne l’ONG. Le 15 avril dernier, le média Disclose a dévoilé un rapport de la Direction du renseignement militaire (DRM) détaillant l’arsenal français utilisé par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis au Yémen.
Unigestion a annoncé ce 7 mai un renforcement de ses capacités en matière d’environnement, de responsabilité sociale et de gouvernance (ESG) avec la mise en œuvre d’une solution ESG Risk Ratings de Sustainalytics. Selon un communiqué, cette solution permettra à Unigestion d’affiner encore ses indicateurs ESG internes existants au niveau de la sécurité et d'étendre son analyse de l’empreinte ESG des secteurs et des pays dans les différentes classes d’actifs gérés par la société. Elle aidera Unigestion non seulement à éviter les risques ESG futurs, mais aussi à mieux exploiter les nouvelles opportunités offertes par l’investissement durable. Unigestion s’efforce également de mettre en œuvre les objectifs de développement durable des Nations Unies dans son offre d’investissement et de renforcer ses capacités en matière de solutions ESG sur mesure qui intègrent les besoins spécifiques des clients. «L’intégration des critères ESG dans nos processus décisionnels est cruciale pour que nos équipes comprennent mieux le profil risque-rendement de nos investissements», a commenté Alexei Jourovski, responsable des actions chez Unigestion, cité dans le communiqué.