Les cours du pétrole ont terminé en baisse lundi sur le marché new-yorkais Nymex, dans un regain d’inquiétude sur la demande mondiale de brut et alors que le risque d’une confrontation militaire entre Washington et Téhéran semble s'éloigner. Le contrat août sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 47 cents, soit 0,82%, à 57,90 dollars le baril. Le Brent a cédé de son côté 34 cents (-52%), à 64,86 dollars. La semaine dernière, le Brent a pris 5% et le WTI a bondi de 10% à la suite de la destruction jeudi par l’Iran d’un drone d’observation américain dans le Golfe.
Vladimir Poutine a signé lundi un décret prolongeant l’interdiction des importations en Russie de produits alimentaires européens jusqu'à la fin 2020, selon une base de données gouvernementale. La Russie a imposé en 2014 un embargo sur de nombreux produits importés notamment de l’Union européenne en représailles aux sanctions internationales dont elle fait l’objet pour son implication dans le conflit ukrainien. Jeudi dernier, les dirigeants des pays de l’UE ont décidé de reconduire pour six mois les sanctions économiques imposées à la Russie en raison de l’annexion de la Crimée en mars 2014 et du soutien apporté par Moscou aux rebelles de l’Est de l’Ukraine.
Le conseil d’administration de France Invest (association des investisseurs pour la croissance) a annoncé lundi la nomination d’Alexis Dupont au poste de directeur général. L’intéressé est conseiller en charge des services financiers à la Représentation Permanente de la France auprès de l’Union Européenne à Bruxelles depuis 2017. Il contribue à la défense des positions françaises dans la négociation de textes portant sur l’Union des marchés de capitaux, la stabilité financière ou la finance verte. Précédemment, il travaillait à la direction générale du Trésor comme adjoint au chef du bureau Épargne et Marchés Financiers, responsable du secteur de la gestion d’actifs. Alexis Dupont a débuté sa carrière en 2010 à l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), en tant que commissaire-contrôleur des assurances, avant d’y être nommé en 2013 chef du pôle quantitatif du service des affaires internationales assurance où il a pris part aux travaux de finalisation et de mise en œuvre de la directive européenne Solvabilité 2.
Les produits financiers générés par les caisses de retraite des anciens sénateurs et du personnel du Sénat sont insuffisants pour couvrir leur déficit technique.
Capgemini a annoncé ce soir un projet d’OPA amicale sur Altran Technologies. Le groupe de services informatiques propose 14 euros par action, ce qui représente une prime de 30% par rapport à la moyenne des cours de l’action Altran pondérée par les volumes sur le dernier mois jusqu’au vendredi 21 juin, corrigé du dividende de 0,24 euro détachable le 1er juillet, et une prime de 33% sur la moyenne des 3 derniers mois. Ce soir, l’action Altran a fini à 11,47 euros. Le montant total de la transaction s’élèvera à 3,6 milliards d’euros, avant prise en compte de la dette financière nette (environ 1,4 milliard d’euros), indique Capgemini.
Les fonds d’investissement en actions ont enregistré leur plus forte collecte hebdomadaire depuis mars 2018 sur la semaine se terminant au 19 juin, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch, qui se base sur les données du fournisseur EPFR. Ils ont ainsi engrangé 14,4 milliards de dollars d’argent frais, grâce essentiellement aux fonds investis sur les actions américaines (+17,8 milliards de dollars). Les fonds d’actions européennes ont continué eux de décollecter avec des rachats nets de 3,5 milliards de dollars. Les auteurs de l'étude notent qu’il s’agit de la soixante-cinquième semaine de décollecte sur les 67 dernières. Les fonds en actions émergentes n’ont pas eu non plus de succès avec 1,7 milliard de rachats. La préférence des investisseurs va de nouveau aux fonds obligataires avec une vingt-quatrième semaine consécutive de souscriptions nettes, à hauteur de 8,2 milliards de dollars. «Il n’y a pas de conviction sur la trajectoire de l'économie, des résultats des entreprises, des actions, de la guerre commerciale, mais tout le monde pense que les taux vont encore baisser», notent les auteurs de l'étude.
Les pays du G20, regroupant les 20 économies mondiales les plus avancées, ont érigé 20 nouvelles restrictions commerciales entre octobre et mai, couvrant des transactions d’une valeur de 335,9 milliards de dollars (295,1 milliards d’euros), a annoncé lundi l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en avertissant que d’autres étaient à l'étude.
Les banques d’Estonie n’ont pas encore comblé tous les manques dans les processus de contrôle de blanchiment d’argent, a indiqué à l’agence Reuters le régulateur de l’Etat balte, promettant d’instaurer des mesures répressives dans le pays, au coeur d’un des plus vastes scandales financiers. Ces efforts de l’Estonie font suite à un vaste scandale financier qui a touché Danske Bank, sortie du pays après avoir fait l’objet d’une enquête pour 200 milliards d’euros de transactions suspectes qui ont transité par sa filiale estonienne.
Le moral des entreprises allemandes s’est dégradé pour le troisième mois d’affilée en juin, ce qui ne peut qu’alimenter les craintes de contraction de la première économie européenne au deuxième trimestre. L’indice du climat des affaires de l’institut d'études économiques Ifo est ressorti à 97,4 contre 97,9 en mai. Il était attendu à 97,2. «L'économie allemande se dirige vers le marasme», déclare Clemens Fuest, le président de l’institut, ajoutant que le climat des affaires s’est dégradé aussi bien dans les services que dans l’industrie.
Un nouveau sommet est convoqué le 30 juin. Celui des 20 et 21 juin a acté le veto aux candidatures de Manfred Weber, Margrethe Vestager et Franz Timmermans à la tête de la Commission.
Une cour d’appel de Londres a innocenté vendredi John Varley, l’ancien directeur général de Barclays, poursuivi pour fraude dans le cadre de la levée de fonds réalisée auprès du Qatar en 2008 et qui avait permis à la banque britannique d'échapper à une nationalisation. Le dirigeant ainsi que trois autres ex-cadres du groupe, Robert Jenkins, patron du Moyen-Orient, Tom Kalaris, celui de la gestion de fortune, et Richard Boath, responsable des institutions financières en Europe, étaient accusés d’avoir versé 322 millions de livres au Qatar pour sécuriser en retour une injection de fonds de 4 milliards au capital de la banque, en pleine crise financière. Mais les trois autres anciens cadres de Barclays seront rejugés.
Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), a réitéré vendredi son message de politique monétaire accommodante aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE), assortie d’une politique budgétaire expansionniste. Il a expliqué que l'économie des 19 pays de la zone euro restait robuste mais que les signes de faiblesse se multipliaient et que le rebond économique était moins net que prévu, dans le contexte d’incertitude du commerce mondial. Il a rappelé que la politique monétaire avait porté l’essentiel du fardeau au cours des huit dernières années, et précisé que la politique budgétaire serait légèrement expansionniste en 2019 et 2020.
Le déficit budgétaire a atteint 5,115 milliards de livres (5,737 milliards d’euros), a annoncé l’Office national de la statistique (ONS) vendredi, en hausse de 23% par rapport à mai 2018 et supérieur à toutes les prévisions d'économistes recueillies par Reuters, le consensus le donnant à 4,1 milliards. Sur les deux premiers mois de l’exercice 2019-2020 entamé le 1er avril, le déficit est supérieur de 18% à celui de la période comparable de l’exercice précédent, à 12 milliards de livres. Les dépenses budgétaires ont augmenté de 2,6% en mai. L’impôt sur les sociétés a rapporté 0,8% de moins qu’en mai 2018, une première baisse en mai depuis 2013.
Matteo Salvini, vice-président du Conseil italien renforcé par les dernières élections européennes, a menacé de quitter le gouvernement s’il ne réussit pas à faire accepter au moins 10 milliards d’euros de réductions d’impôts. L’Italie négocie avec l’UE afin d'éviter une procédure de déficit excessif déclenchée par le gonflement de la dette publique, qui pourrait passer de 132,2% à 133,7% du PIB cette année. Selon Bruxelles, le déficit structurel italien devrait augmenter de 0,2%. L'économie italienne pourrait se contracter au deuxième trimestre, a prévenu jeudi le bureau national de la statistique Istat.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire au titre du mois de mai 2019 a atteint 1,61 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux, selon un communiqué de la Caisse des dépôts. Sur les cinq premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à +13,74 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint 405,2 milliards d’euros à fin mai 2019.
L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est contractée en juin sous l’effet du plus important recul des nouvelles commandes en trois ans, selon l’enquête réalisée par Markit/Nikkei auprès des directeurs d’achats. La version «flash» de l’indice PMI manufacturier s’est établi à 49,5 en juin en données corrigées, en recul. L’indice des nouvelles commandes a chuté à 47,3, contre 48,7 en mai, sa plus forte contraction depuis juin 2016. Ces données soulignent les pressions auxquelles fait face l'économie nippone, dépendante des exportations, en pleines tensions commerciales.
Naspers, qui prévoyait de coter ses activités internet sur Euronext Amsterdam le 17 juillet, a retardé l’inscription jusqu’en septembre à la suite d’une erreur dans l’envoi à ses actionnaires des modalités de vote à l’assemblée générale. L’AG devant se prononcer sur le projet de cotation, prévue cette semaine, se tiendra finalement le 23 août. Baptisée Prosus, la société regroupe l’ensemble des participations de Naspers en dehors d’Afrique du Sud liées à internet. Soit un portefeuille particulièrement international et diversifié, du tourisme aux paiements. Le groupe cite notamment Mail.ru, DeliveryHero et MakeMyTrip. Elle porte notamment la participation de 31% au capital du groupe de divertissements chinois Tencent.
L’administration Trump doit présenter, mardi et mercredi, un plan de 50 milliards de dollars (44 milliards d’euros) sur dix ans pour relancer le processus de paix au Proche-Orient en stimulant l'économie des territoires. Dans ce projet, dévoilé samedi, l’absence de proposition politique est déplorée par les Palestiniens et par l’ensemble des pays arabes avec lesquels Israël cherche à normaliser ses relations. La Maison Blanche aurait abandonné la solution à deux Etats - la création d’un Etat palestinien indépendant au côté d’Israël en Cisjordanie. Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, propose que plus de la moitié soient dépensés dans les territoires palestiniens, et le reste dans la région, espérant que les pétromonarchies du Golfe ou des investisseurs privés en financeront l’essentiel.
Donald Trump a joué l’apaisement dimanche en assurant qu’il ne cherchait pas une confrontation armée avec Téhéran, à la veille de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines. Il avait assuré samedi vouloir conclure un accord avec Téhéran pour que l'économie iranienne puisse sortir du marasme, au terme d’une semaine marquée par le tir iranien qui a abattu un drone américain et par l’interruption in extremis de représailles américaines. L’Iran avait dénoncé un viol de son espace aérien, près du détroit d’Ormuz, ce que contestent les Etats-Unis. Dimanche, Donald Trump a estimé sur l’antenne de NBC que l’Iran souhaitait un accord. Son secrétaire d’Etat, qui a annoncé son départ pour l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, a réitéré l’offre de négociations de Washington. L’Iran a réaffirmé qu’il répliquerait fermement à toute menace. Les tensions dans la région se sont aggravées en mai 2018 lorsque Donald Trump a dénoncé l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien et rétabli les sanctions.
Le candidat du Parti républicain du peuple (CHP), de l’opposition turque, a remporté dimanche l'élection municipale d’Istanbul, annulée fin mars, infligeant au président Recep Tayyip Erdogan un coup sévère. Ekrem Imamoglu était en tête avec 54% des voix, selon les chaînes de télévision. L’ancien Premier ministre Binali Yildirim, candidat du Parti de la Justice et du développement (AKP), mouvement islamo-conservateur d’Erdogan, est crédité de 45%. Ekrem Imamoglu s'était imposé avec 13.000 voix d’avance le 31 mars, ce que l’AKP a contesté en faisant état d’irrégularités. A sa demande, la commission électorale a ordonné la tenue d’un nouveau scrutin. Des observateurs s’attendent à un remaniement ministériel.
Le déficit budgétaire a été bien plus élevé que prévu en mai, atteignant 5,115 milliards de livres (5,737 milliards d’euros), a annoncé l’Office national de la statistique (ONS) vendredi, en hausse de 23% par rapport à mai 2018 et supérieur à toutes les prévisions d'économistes recueillies par Reuters, le consensus le donnant à 4,1 milliards. Sur les deux premiers mois de l’exercice 2019-2020 entamé le 1er avril, le déficit est supérieur de 18% à celui de la période comparable de l’exercice précédent, à un peu moins de 12 milliards de livres. Les dépenses budgétaires ont augmenté de 2,6% en mai, en raison surtout d’achats de biens et de services. Même si les recettes fiscales ont été dans l’ensemble solides, l’impôt sur les sociétés a rapporté 0,8% de moins qu’en mai 2018, une première baisse en mai depuis 2013.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire au titre du mois de mai 2019 a atteint 1,61 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux, selon un communiqué de la Caisse des dépôts. Sur les cinq premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à +13,74 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint 405,2 milliards d’euros à fin mai 2019.
Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), a réitéré vendredi son message de politique monétaire accommodante aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE), en soulignant qu’elle devrait s’accompagner d’une politique budgétaire expansionniste. Il a expliqué que l'économie des 19 pays de la zone euro restait robuste mais que les signes de faiblesse se multipliaient et que le rebond économique était moins net que prévu dans le contexte d’incertitude sur le commerce mondial depuis plus d’un an.