Capgemini achète Altran pour 5 milliards d’euros
Capgemini a annoncé ce soir un projet d’OPA amicale sur Altran Technologies. Le groupe de services informatiques propose 14 euros par action, ce qui représente une prime de 30% par rapport à la moyenne des cours de l’action Altran pondérée par les volumes sur le dernier mois jusqu’au vendredi 21 juin, corrigé du dividende de 0,24 euro détachable le 1er juillet, et une prime de 33% sur la moyenne des 3 derniers mois. Ce soir, l’action Altran a fini à 11,47 euros. Le montant total de la transaction s’élèvera à 3,6 milliards d’euros, avant prise en compte de la dette financière nette (environ 1,4 milliard d’euros), indique Capgemini.
L’accord a été approuvé à l’unanimité par les conseils d’administration de Capgemini et d’Altran. Capgemini a d’ores et déjà signé un accord définitif pour l’acquisition d’un bloc de 11% du capital d’Altran auprès d’actionnaires autour d’Apax Partners.
« Ce rapprochement aura un impact immédiatement relutif, évalué à plus de 15% sur le résultat normalisé par action avant mise en œuvre des synergies. En 2023, après prise en compte des synergies, la relution devrait dépasser 25% », explique Capgemini. Les synergies de coûts et de modèles opérationnels sont estimées entre 70 et 100 millions d’euros avant impôts en année pleine. Elles seront pleinement réalisées à un horizon de 3 ans. A la même échéance, les synergies commerciales, alimentées par la complémentarité des expertises et le développement d’offres sectorielles innovantes, devraient générer un chiffre d’affaires annuel additionnel compris entre 200 et 350 millions d’euros.
Le rapprochement des deux sociétés donnera naissance à un groupe de 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires comptant plus de 250.000 collaborateurs. Le périmètre combiné des seules activités de services d’ingénierie et de R&D, les métiers principaux d’Altran, représentera un chiffre d’affaires d’environ 3,4 milliards d’euros.
Capgemini a sécurisé un financement relais de 5,4 milliards d’euros, couvrant l’achat des titres (3,6 milliards d’euros) et le montant de la dette brute (1,8 milliard d’euros). Il est prévu que celui-ci soit refinancé au moyen de la trésorerie disponible pour 1 milliard d’euro, et le solde par endettement principalement sous forme d'émissions obligataires.
Plus d'articles du même thème
-
Schneider Electric obtient 6 milliards d'euros en consentant une décote de 5%
Le groupe a réalisé une augmentation de capital express dont le produit servira à financer le rachat de l'américain PTC pour plus de 21 milliards d'euros. -
Schneider Electric lance une levée de fonds express de 6 milliards d'euros
Cette augmentation de capital accélérée vise à financer une partie de l'acquisition de PTC dont le montant total s'élève à plus de 21 milliards d'euros. -
UniCredit va pouvoir prendre le contrôle de Commerzbank
La banque italienne a obtenu le feu vert de la BCE pour monter au-delà des 30% du capital de sa concurrente allemande. Elle pourrait en détenir près de 50% d’ici la fin de l’année.
ETF à la Une
Global X lance un ETF sur les sociétés minières aurifères responsables
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- ASML manifeste les premiers symptômes des limites physiques de l'IA
Contenu de nos partenaires
-
Money, money, moneyHausse du smic ou « travailler plus pour gagner plus » : comment les candidats abordent la question épineuse du pouvoir d'achat
Si tous les candidats à la présidentielle partagent le constat que le travail ne paie pas suffisamment en France, ils s'opposent sur la réponse à apporter : quand la droite veut augmenter le temps de travail, la gauche promet d’augmenter les salaires en taxant les plus riches -
Gilet gialliCarburant : Meloni face à la colère des routiers et des agriculteurs
Le gouvernement a déjà débloqué des fonds, mais la grogne risque de s’étendre aux pêcheurs -
Trainée de poudreDe TikTok aux pillages : aux origines numériques de la violence du 17 octobre
Un compte TikTok, un rendez-vous viral et un drapeau pirate tiré du manga « One Piece » : les émeutes du 17 octobre révèlent de nouveaux ressorts de mobilisation. La viralité numérique a alimenté la violence dans la rue