Carmignac est en train de redresser la barre. C’est en tout cas la teneur des propos ce 11 juillet de Didier Saint-Georges, managing director, membre du comité d’investissement stratégique de la société de gestion, à l’occasion de son traditionnel point de presse trimestriel. Après les frustrations accumulées depuis l’automne dernier, les efforts engagés pour remettre Carmignac sur les rails de la croissance commencent à porter leurs fruits. «C’est la tendance qui compte. Depuis le pic des sorties d’octobre dernier, on observe mois après mois une baisse régulière et continue des sorties», a notamment déclaré Didier Saint-Georges. Ces sorties s’affichent à 2,7 milliards d’euros au deuxième trimestre après -4 milliards au premier trimestre, pour des actifs sous gestion à 37 milliards d’euros à fin juin. Le montant de 37 milliards (contre 42 milliards fin 2018) marque déjà une amélioration significative par rapport à un plus bas de 34 milliards d’euros évoqué récemment par le quotidien britannique Financial Times. Le fonds phare Carmignac Patrimoine a stabilisé ses encours autour de 14 milliards d’euros après une chute à 12,6 milliards d’euros, soit moins de la moitié du pic enregistré en 2013. L’effet performance a contribué à ce redressement des encours, a souligné Didier Saint-Georges. Carmignac Patrimoine, dans le rouge au cours des dernières années, affiche une performance de 8,8% depuis le début de l’année, certes encore inférieure à son indice de référence. Et dans l’ensemble, les différentes stratégies marquent des performances beaucoup plus satisfaisantes que durant les trimestres précédents. A l’instar de la gamme actions de Carmignac Investissement, qui bat son indice de référence et qui a réalisé une performance supérieure à 20%. Dans la gamme mixte, les performances des fonds, toutes inférieures aux indices de référence, sont souvent proches voire supérieures à 10%, à l’exception du Carmignac Long-Short European Equities (-3,6%). Et dans la gamme taux, Carmignac Portfolio Unconstrained Credit, lancé il y a deux ans, a dégagé une performance de 17,6%. «Nous sommes tout à fait satisfaits de constater que nous avons une gamme de fonds qui tient la route», a lancé Didier Saint-Georges. Dans ce contexte, Carmignac continue de renforcer ses équipes et estime que du côté des actions, l’environnement est toujours porteur malgré la défiance persistante des investisseurs. Les déficits américains devraient favoriser une baisse du dollar qui viendrait confirmer le rebond des actifs risqués et permettrait un rattrapage des actifs émergents.
La réduction des niches fiscales des entreprises sera finalement moindre que prévu l’an prochain, et s’accompagnera d’un nouveau ralentissement de la trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) pour les grandes entreprises, selon les grandes lignes du budget 2020 présentées jeudi par le gouvernement.
Le parquet italien a ouvert une enquête à la suite d’informations de presse selon lesquelles la Ligue d’extrême droite, au pouvoir à Rome, aurait cherché à obtenir des millions d’euros via un accord pétrolier secret avec la Russie. Le chef de la Ligue, le ministre de l’Intérieur et vice-président du Conseil Matteo Salvini, nie que son parti ait reçu le moindre argent de Moscou. Mercredi, le site américain Buzzfeed a diffusé un enregistrement audio de la rencontre de Moscou où l’on peut entendre l’ancien porte-parole de Matteo Salvini, Gianluca Savoini, discuter de ce possible accord.
Selon les minutes de la Banque centrale européenne (BCE) publiés jeudi, ses responsables s’étaient mis d’accord, lors de leur réunion des 5 et 6 juin, sur la nécessité pour le Conseil de se tenir «prêt et préparé» à apporter un soutien supplémentaire à l'économie de la zone euro dans le contexte d’une «incertitude accrue», face aux conflits commerciaux affectant la zone euro et à une Réserve fédérale américaine également prête à baisser ses taux.
A la demande du gouvernement, l’Autorité de la concurrence a proposé jeudi une méthode pour évaluer l’impact sur la concurrence de l’extension des conventions et accords collectifs de branche. «D’un point de vue économique, les experts s’accordent sur le fait que le mécanisme peut réduire les inégalités entre les salariés. Cependant, les études relèvent aussi la nécessité d’une régulation, compte tenu des conséquences potentiellement dommageables, au plan macroéconomique, des extensions des accords sur le niveau d’emploi dans la branche ou sur l’intensité de la concurrence sur les marchés de biens et services concernés», explique l’institution. Le cas s’est notamment posé dans les domaines de la santé et prévoyance collective, où les clauses de désignation prévues dans certains accords ont été censurées par le Conseil constitutionnel.
Les inscriptions au chômage lors de la semaine au 6 juillet ont diminué à 209.000 contre 222.000 (nombre révisé) la semaine précédente, leur plus bas niveau en trois mois, a annoncé ce jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 223.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 29 juin ont été révisées en baisse par rapport à une estimation initiale de 221.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 219.250 contre 222.500 (nombre révisé) la semaine précédente.
Le département du Travail a annoncé aujourd’hui que l’indice des prix de détail (CPI) «core», qui exclut l’alimentation et l’énergie, a augmenté de 0,3% en juin, sa progression la plus forte depuis janvier 2018, après une hausse de 0,1% sur chacun des quatre mois précédents. De fortes augmentation des prix dans la confection, l’automobile d’occasion et le mobilier, ainsi qu’une hausse des coûts de santé et des loyers, expliquent cette performance. Sur un an, cette inflation sous-jacente affiche une hausse de 2,1% contre +2,0% en mai. Le consensus tablait sur une hausse de 2,0% en juin comme en mai.
Fiat Chrysler Automobiles prévoit d’investir 700 millions d’euros dans une version électrique de sa célèbre Fiat 500, a déclaré aujourd’hui le patron des activités du groupe en Europe, après l'échec en juin d’un projet de fusion avec Renault. Pietro Gorlier a confirmé cet investissement, le plus important de la part du constructeur italo-américain sur un véhicule électrique, à l’usine Mirafiori de Fiat à Turin.
Les fonds actions commercialisés en Suède ont enregistré en juin des souscriptions nettes de 7,7 milliards de couronnes suédoises, soit 727 millions d’euros, selon les dernières statistiques de Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds. La collecte s’est surtout portée sur les fonds d’actions suédoises (5,4 milliards de couronnes ou 510 millions d’euros) et les fonds d’actions monde (8,5 milliards de couronnes ou 803 millions d’euros). Sur les six premiers mois de l’année, ces fonds actions enregistrent des souscriptions nettes de 22,2 milliards de couronnes, soit 2 milliards d’euros. Les fonds obligataires ont dans le même temps drainé 3,9 milliards de couronnes en juin, soit 368 millions d’euros, et 23,7 milliards de couronnes (2,24 milliards d’euros) sur le premier semestre. Au total, en juin, les fonds vendus en Suède, toutes catégories confondues, affichent une collecte de 3,9 milliards de couronnes (368 millions d’euros). Depuis le début de l’année, ils lèvent 28,1 milliards de couronnes (2,65 milliard d’euros). A fin juin, l’encours des fonds commercialisés en Suède ressort à 4.631 milliards de couronnes suédoises (438 milliards d’euros), dont 59 % gérés en fonds actions.
Le projet de taxe française sur les géants du numérique ne déroge pas aux accords internationaux et il ne serait pas justifié d’y répliquer par des représailles commerciales, a indiqué jeudi la France, en réponse aux attaques du président américain Donald Trump. «La France est un Etat souverain, elle décide souverainement de ses dispositions fiscales, et elle continuera de décider souverainement de ses décisions fiscales», a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire jeudi matin au Sénat, qui a voté définitivement sur la mise en place de cette taxe.
La Commission de la concurrence suisse a annoncé jeudi avoir infligé une amende totale de 30 millions de francs suisses (27 millions d’euros environ) à huit sociétés de leasing automobile qu’elle accuse d’avoir échangé des informations sur les tarifs pendant des années. Les sanctions se décomposent en 8,5 millions de francs suisses pour AMAG Leasing, 6,6 millions pour BMW Financial Services, 4,4 millions pour FCA Capital Suisse, 2,8 millions pour Multilease, 2,1 millions pour Opel Finance, 2,4 millions pour PSA Finance Suisse et 3,1 millions pour RCI Finance.
La filiale chinoise de S&P Global est devenue jeudi la première agence de notation internationale à noter un émetteur domestique en Chine, accordant la note AAA à ICBC Financial Leasing, avec une perspective stable. Cette étape était très attendue pour le développement du marché obligataire local, estimé à 13.000 milliards de dollars (11.500 milliards d’euros) : les investisseurs obligataires chinois espèrent en effet que l’arrivée des notations des grandes agences internationales contribuera à modifier les pratiques des agences locales, qui accordent une note « double A », relativement sûre, à une large majorité d’émetteurs et dont les pratiques sont la cible d’une enquête des autorités de tutelle. Les deux autres grandes agences internationales, Moody’s et Fitch, ont demandé une licence aux autorités chinoises.
Les investissements directs étrangers (IDE ou FDI) en Chine ont augmenté de 7,2% au premier semestre par rapport à la même période de 2018 pour atteindre 478,33 milliards de yuans (61,8 milliards d’euros), a annoncé jeudi le ministère du Commerce. Sur le seul mois de juin, les IDE en Chine ont progressé de 8,5% sur un an à 109,27 milliards de yuans, après 63,83 milliards en mai, précise le ministère.
La directive européenne a eu un impact majeur sur la recherche dédiée aux petites valeurs cotées. L'AMF va lancer des travaux complémentaires pour réglementer notamment la recherche sponsorisée.
La tarification «2 and 20" (2% pour les frais de gestion et 20% de commission de surperformance) qui a dominé le paysage des hedge fundspendant des décennies n’est plus d’actualité. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude réalisée par l’association internationale de la gestion alternative (AIMA, Alternative Investment Management Association) et du réseau international d’audit RSM (*) Une tarification régulièrement dénoncée ces dernières années en raison des résultats souvent médiocres enregistrés par de très nombreux hedge funds. Tant les gestionnaires que les investisseurs s’intéressent désormaisà la personnalisation des stratégies et à l’approfondissement des partenariatsavec l’objectif d’un alignement des intérêts si bien que la tarification traditionnelle n’est plus prioritaire. Selon l'étude, la commission de gestion moyenne s'élève désormais à 1,3% des actifs sous gestion et elle s’inscrit à 1,4% pour les fonds lancés au cours des douze derniers mois. Il ressort des discussions avec les gestionnaires et les investisseurs que la part de l’alpha revenant aux gestionnaires devrait se situer autour d’un tiers. Près de 40% des gestionnaires indiquent utiliser un taux minimal de rendement («hurdle rate») avant d’introduire une commission de surperformance. Près de 80% des gestionnaires se disent prêts à réduire les frais de gestion en échange d’un pourcentage plus important de la performance. Plus de 50% des gestionnaires utilisent désormais des solutions d’investissement sur mesure et l'étude suggère que les gestionnaires capables de répondre aux besoins spécifiquesdes investisseurs sont les mieux positionnés pour faire de la croissance. L'étude souligne également l’importance de l’engagement dans la réussite d’un partenariat pour plus des trois quarts des gestionnaires qui précisent avoir investi des montants significatifs dans leurs fonds. Et les trois quarts des gestionnaires reconnaissent aussi comme leurs interlocuteurs l’importance d’un engagement à long terme nourri par un échange continu d’informations. Les vertus du dialogue... (*) enquête réalisée auprès de 118 gestionnaires de hedge funds à travers le monde représentant un encours cumulé d’environ 440 milliards de dollars
L’engouement pour l’or observé ces derniers mois va-t-il se poursuivre? Près des trois quarts (72%) des investisseurs professionnels pensent que le cours de l’or augmentera d’ici la fin de 2019, selon une enquête réalisée pour le compte d’Invesco (*). Alors qu’un faible pourcentage (3% seulement) des sondés n’a pas d’opinion, 25% pensent toutefois que le cours pourrait être le même ou inférieur à la fin de l’année. La valeur moyenne anticipée par ceux qui prévoyaient une augmentation est de 1.485 dollars US l’once troy à la fin de l’année. Depuis le début du mois de juin, le cours de l’or a augmenté de 5,5% pour atteindre environ 1 400 dollars. Interrogés sur les principales raisons de la hausse du cours de l’or, les sondés ont donné les réponses suivantes parmi les plus répandues : conflits commerciaux croissants entre les États-Unis et la Chine (71%), ralentissement économique aux États-Unis et/ou en Europe (60%), anticipation d’un repli prolongé des grands indices boursiers (46%) et maintien ou baisse des taux d’intérêt par les banques centrales (37%). Les deux tiers des sondés estiment que la préservation du capital serait la principale explication d’augmentation de leur allocation de portefeuille vers l’or en 2019, tandis que 11 % estiment qu’il s’agirait d’une recherche de diversification accrue. Seulement 15 % des sondés pensent que les investisseurs institutionnels n’alloueront pas plus d’actifs à l’or cette année. Les flux du marché démontrent l’attrait pour les ETC physiquement adossés sur l’or. Les ETC sur l’or cotés en Europe ont collecté 3,5 milliards de dollarsd’actifs depuis le début de l’année, portant le total des actifs investis dans ces produits à près de 50 milliards de dollars. L’ETC Invesco(environ 6 milliards de dollars d’encours), qui vient de célébrer son dixième anniversaire,a enregistré 28 % de cette collecte nette depuis début 2019, relève au passage Invesco. (*)Enquête réalisée entre le 23 mai et le 17 juin 2019 auprès de 85 personnes interrogées, dont des professionnels des Hedge funds, des investisseurs institutionnels et des conseillers financiers
L’Efama (European Fund and Asset Management Association) et la société de messagerie financière Swift ont présenté ce mercredi leur dixième rapport concernant l’automatisation et la standardisation des ordres d’achat et de vente de parts de fonds transnationaux en Europe. L'étude a été réalisée auprès de 29 agents de transferts situés au Luxembourg et en Irlande. Elle porte sur le volume des ordres traités manuellement ou automatiquement, ainsi que sur l’usage de la norme ISO 20022 relative au format des messages de transactions financières. Avec 39 millions d’ordres passés en 2018, la méthode automatisée représente désormais 90,4% du volume des ordres, contre 4,1 millions (9,6%) d’ordres entrés manuellement. Elle est plus forte chez les agents de transferts irlandais (92,8% des volumes) que chez les luxembourgeois (89%). «Dès le début de la publication de ce rapport, nous avons été confiants dans le fait que le taux d’automatisation des ordres sur les fonds transnationaux allait dépasser les 90%. Et voilà. Dans l’environnement actuel de pression sur les frais, les gérants de fonds ont eu à coeur d’améliorer l’efficience des processus opérationnels. Cette tendance devrait se poursuivre. Dans la mesure où cela facilite le traitement des ordres de fonds transfrontaliers, cette augmentation de l’automatisation est une bonne nouvelle pour le Marché unique», a déclaré Tanguy van de Werve, directeur général de l’Efama dans un communiqué. Dans le même temps, les acteurs luxembourgeois ont pris une importante avance en matière d’utilisation de la norme ISO 20022, avec 72,2% des ordres passés dans le langage informatique adéquat, le XML, contre 34,7% en Irlande. L’adoption d’un langage commun doit cependant faire face à une croissance parallèle des protocoles automatisés propriétaires au Luxembourg, et à leur poids dans l’industrie irlandaise. Ces derniers représentaient ainsi, fin 2018, 16,8% des ordres au Luxembourg (+1,2 point) et 58,1% en Irlande (-1,5 point). Au total, les protocoles propriétaires représentent encore 32,5% des volumes de transactions sur fonds (-0,1 point) dans ces deux centres financiers, contre 58% pour la norme ISO et 9,5% pour l’implémentation manuelle. Les 234 nouveaux canaux de transactions respectant la norme ISO ont remplacé, en quasi totalité, des ordres jusqu’ici transmis par fax (98%). La plupart des contreparties (distributeurs et plateformes) ayant adopté la norme se situent au Royaume-Uni, au Luxembourg, en Suède, en Suisse, en Espagne, mais également, à une échelle moindre, en Allemagne, en Italie et en Pologne, ont précisé l’Efama et Swift.
La Française Real Estate Managers (REM) a acquis, auprès de 6ème Sens Immobilier, le M, un volume de bureaux situé 253 boulevard Pereire à Paris.Cet actif bénéfice d’une proximité immédiate avec la station de métro «Porte-Maillot» desservie par la ligne 1, le RER C et la future ligne EOLE. Le M développe 7.530 m² de bureaux. Il est entièrement loué à Wework dans le cadre d’un bail ferme de longue durée. Cette acquisition a été réalisée pour le compte des Sociétés Civiles de Placement Immobilier Epargne Foncière, Crédit Mutuel Pierre 1, Sélectinvest 1, Pierre Privilège, Eurofoncière 2, LF Grand Paris Patrimoine, et LF Europimmo. La transaction a été réalisée par Strategies & Corp dans le cadre d’un mandat exclusif de vente. Dans cette opération, La Française REM était conseillée par l’office notarial Allez et Associés, le cabinet Jeantetet par David Colin de chez Reed Smith LLP ; 6èmeSens Immobilier était conseillé par l’office notarial Lexfair et par William Stemmer du cabinet TAJ.
AU DIAPASON Les investisseurs sur les marchés de taux ont salué à leur façon la nomination de Christine Lagarde à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE). Le rendement du Bund allemand s’est enfoncé encore plus en territoire négatif à -0,4 % (au niveau du taux de dépôt de la BCE), l’OAT à 10 ans à -13 points de base (pb). Les dettes souveraines périphériques ont amplifié le mouvement. Le taux 10 ans des BTP italiens a fondu de 35 pb au cours de la séance du 2 juillet à 1,58 % (il était encore à plus de 2,6 % fin mai), la dette italienne devenant négative jusqu’à 2 ans. Le rendement du 10 ans espagnol a atteint 0,2 %. Une fois l’effet de l’annonce passé, les taux se sont quelque peu resserrés tout en restant très bas. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) prendra ses fonctions après le départ de Mario Draghi, l’actuel président de la BCE, fin octobre. Les marchés craignaient la nomination de l’allemand Jens Weidmann, l’actuel patron de la Bundesbank, qui ne s’est pas toujours montré favorable à la politique menée par la BCE. « Christine Lagarde a toujours soutenu les actions menées par Mario Draghi. On peut donc se dire qu’ils sont plutôt sur la même longueur d’onde », indique Gaëlle Malléjac, directrice des investissements-gestion active chez Groupama AM. Cette approche dovish est particulièrement appréciée. Autre avantage pour Christine Lagarde, elle prône plus d’intégration européenne, notamment budgétaire. La question est désormais de savoir si le marché n’est pas allé trop loin et s’il n’attend pas trop des banques centrales. « Il y a un risque que les investisseurs soient déçus par des banques centrales qui ne seraient pas aussi ‘dovish’ qu’elles l’anticipent », juge la gérante, qui anticipe moins de baisse de taux que le marché car elle s’attend à un ralentissement, mais exclut un scénario de récession. La BCE tiendra sa prochaine réunion le 25 juillet, suivie par la Fed les 30 et 31 juillet.
Le premier rapport du Haut Conseil pour le Climat a le mérite de la clarté. Voici un comité d’experts qui ne s’embarrasse pas de réserves pour indiquer que la France n’est pas sur la bonne voie pour respecter les accords de Paris. La réduction des émissions de gaz à effet de serre est deux fois trop lente ! Et de préconiser une solution simple et radicale : « Rendre les budgets carbone de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) contraignants vis-à-vis de l’ensemble des textes de loi ». En pratique, comment faire accepter les nouveaux textes ? Très simple, là aussi : « La transition bas-carbone doit être juste et perçue comme telle pour que les actions soient durablement soutenues par l’ensemble de la société », soutient le HCC. Un resserrement des revenus, pour en finir avec
Dans «Mazars North America Alliance», le cabinet d’audit et de conseil s’associe à cinq grands cabinets cumulant plus de 16.000 professionnels dans la région.
Les autorités chinoises restent confiantes dans la capacité de maintenir une croissance économique située entre 6% et 6,5% par an, a déclaré mercredi le ministre des Finances chinois, Liu Kun, lors d’une conférence à Milan. Intervenant en public dans le cadre du dialogue financier entre l’Italie et la Chine, il a ajouté que le protectionnisme pourrait freiner la croissance mondiale et que Pékin continuerait de promouvoir le rôle des organisations multilatérales comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et le G20.