DISPARITÉS Les cycles financiers sont de plus en plus orientés dans le même sens – baissant ou montant partout en même temps –, mais varient de plus en plus en amplitude d’un pays à l’autre. Telle est la conclusion des chercheurs du CEPII, qui se sont concentrés sur la dynamique d’évolution des crédits et des prix des actifs, en particulier des prix de l’immobilier, par rapport à une moyenne de long terme. En zone euro, depuis 2008, on observe non pas un mais plusieurs cycles financiers. Il sont orientés partout à la baisse, sauf en Allemagne, et leur amplitude a été trois fois plus forte dans un pays comme l’Espagne, victime de l’éclatement de sa bulle immobilière il y a dix ans, qu’en France. « Deux facteurs semblent influencer l’amplitude des cycles : les cycles de crédit et de prix de l’immobilier sont d’autant plus amples que la part de biens immobiliers détenue par la classe moyenne est élevée, d’une part, et que la part des emprunts à taux variable est élevée, d’autre part », relèvent les auteurs de l’étude.