Les députés européens approuvent la candidature de Thierry Breton
Thierry Breton a passé l’obstacle du Parlement européen. Auditionné cet après-midi par les députés européens, le candidat de la France à la Commission européenne a obtenu la majorité requise des deux-tiers.
Le futur portefeuille de Thierry Breton sera extrêmement large, de la politique industrielle, au marché intérieur, en passant par le numérique, la défense et l’espace.
Thierry Breton, 64 ans, se présentait devant les eurodéputés dans un contexte particulier, sa candidature ayant été proposée après le rejet de celle de Sylvie Goulard, précisément pour des soupçons de conflits d’intérêts et son implication dans l’affaire des emplois présumés fictifs du MoDem au Parlement européen.
Lors de son audition, l’ancien PDG d’Atos, s’est défendu de tout conflit d’intérêt et a assuré de sa neutralité. « Quand on a eu plusieurs vies en une vie et qu’on peut se présenter devant vous ici et aujourd’hui, c’est que la notion de conflit d’intérêts et d'éthique est un sujet que l’on porte au plus profond de soi », a plaidé l’ancien ministre de l’Economie en préambule de son audition, s’affirmant « radical » sur ce sujet. « Je me présente devant vous sans plus aucun intérêt patrimonial dans aucune entreprise », a-t-il souligné, en présentant un document confirmant qu’il avait vendu toutes ses actions Atos.
Les interrogations des eurodéputés portaient notamment sur les secteurs couverts par son portefeuille, comme la cybersécurité ou l’intelligence artificielle, en lien avec Atos. « Je ne vais pas me déporter du secteur, ce serait une aberration », a-t-il déclaré, en réponse notamment à des questions à ce propos des élus français Marie Toussaint (Verts) et Manuel Bompard (Gauche unitaire européenne, GUE). « Je ne me déporterai que lorsqu’il y aura éventuellement des contrats, des relations financières qui viendront à moi et que je n’aurai pas à connaître. (...) Mon indépendance, je vous le garantis, elle sera totale », a-t-il poursuivi.
Thierry Breton s’est en outre engagé à ne jamais recevoir « seul dans on bureau un membre d’une entreprise que j’ai dirigée, de façon à ce qu’il n’y ait aucune ambiguïté ».
Plus d'articles du même thème
-
Reformater l’Allemagne, acte II
En engageant des réformes structurelles importantes, l'Allemagne a lancé un pari audacieux dont certains résultats ne seront réellement visibles que sur le long terme. Gilles Moëc, le chef économiste du groupe Axa, considère néanmoins que cela pourrait inspirer d’autres pays européens. -
Les récoltes de maïs français seront en fort recul cette année
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix. -
Un riche programme pour la première réunion de l’Eurogroupe sous présidence irlandaise
L’Eurogroupe se réunit les 9 et 10 juillet à Bruxelles et doit aborder d’importants sujets économiques et financiers comme le rôle international de l’euro ou la future fonction de supervision de l’Esma.
ETF à la Une
La Bourse de Londres lance une plateforme de négociation ouverte 24h sur 24
- Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur du luxe amorce une reprise au deuxième trimestre
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
6/28Un été d'essais politiques : 1965, Gaston Defferre, la fin des vieilles lunes
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés -
Sur la route du Tour avec MacronL'ascension de la colère
SERIE (11/13). A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. Ce mercredi 22 juillet, les coureurs s'attaquent à un parcours usant et vallonné, idéal pour les baroudeurs et les sprinteurs les plus résistants -
Japon : le grand guide d'un premier voyage, d'Osaka à Tokyo
Longtemps, on a trouvé mille raisons de repousser le voyage au Japon : la langue, la distance, l'appréhension d'un pays réputé trop codifié pour s'y sentir à l'aise. Il aura suffi d'y poser le pied pour comprendre l'erreur. Avec un yen au plus bas face à l'euro, le moment n'a d'ailleurs jamais été aussi favorable. Récit d'un voyage en treize étapes, d'Osaka à Tokyo.