Le nombre de chômeurs en Allemagne a augmenté moins que prévu en mars, une évolution reflétant partiellement l’impact de la pandémie de coronavirus sur le marché de l’emploi dans le pays. En données corrigées des variations saisonnières, le nombre de chômeurs outre-Rhin a augmenté de 1.000 en un mois, après un recul de 8.000 en février, selon les chiffres publiés ce mardi par l’agence allemande pour l’emploi. Les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 35.000. Le taux de chômage de l’Allemagne est par ailleurs resté stable à 5% par rapport à février, à comparer à un consensus de 5,1%.
C’est une première. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont exporté du matériel médical vers l’Iran en utilisant le véhicule spécial Instex créé en 2019 pour pourvoir commercer en échappant aux sanctions imposées par les Etats-Unis contre l’Iran.
La banque nordique d’investissement (NIB) a émis lundi le premier Covid-19 Response Bond sur le marché européen. Le milliard d’euros ainsi levé par NIB servira à financer des opérations de lutte contre les conséquences économiques de la pandémie : augmentation de capacités hospitalières, hausse temporaire des dépenses de sécurité sociale, financement de PME…
Le Trésor italien a réussi à lever mardi 8,5 milliards d’euros de dette via une enchère en profitant de l’important soutien de la Banque centrale européenne (BCE). Il a écoulé la totalité des titres prévus sur quatre émissions obligataires, la demande totalisant 1,5 fois le montant placé : 2,75 milliards sur l’obligation BTP à 5 ans et 0,35% de coupon (pour 3,9 milliards demandés et un rendement de 0,80%), 3,5 milliards sur l’obligation BTP à 10 ans et 0,95% de coupon (pour 4,6 milliards demandés et un rendement de 1,48%), 1,5 milliard sur l’obligation BTP à 10 ans de septembre 2019 avec 1,35% de coupon (pour 2,3 milliards demandés et un rendement de 1,44%), et 0,75 milliard pour l’obligation CCTeu à 3 ans et taux variable (pour 1,5 milliards demandés et un rendement de 0,66%).
La Réserve fédérale a annoncé mardi le lancement d’une nouvelle facilité d’accès à des liquidités en dollars dédiée aux banques centrales étrangères, notamment des pays émergents, qui permettra à celles-ci d'échanger leurs avoirs en bons du Trésor américain contre des prêts de dollars au jour le jour.
Les indices PMI d’activité dans le secteur privé ont nettement rebondi en mars en Chine après la chute enregistrée en janvier-février, en pleine période de confinement pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Depuis, l’activité a progressivement repris. L’indice PMI manufacturier officiel remonte à 52 (et sort de la zone de contraction sous 50) contre 35,7 au cours de la période précédente. Ce chiffre est bien supérieur aux attentes des économistes. Ces derniers attendaient un indice toujours sous 50. Ce rebond n’a rien d’étonnant pour les économistes de Nomura si l’on prend en considération l’indice PMI des industries émergentes (EPMI), publié la semaine passée et tenant notamment compte du secteur technologique chinois, qui est passé de 29,9 en février à 55,3. L’ampleur du rebond du PMI des services surprend également à 52,3 contre 29,6 lors du dernier relevé.
Les cours du pétrole avaient fini par remonter légèrement lundi soir, après que le président Donald Trump a téléphoné à son homologue russe, Vladimir Poutine, pour s’entendre sur une prochaine rencontre des responsables américains et russes du secteur de l'énergie afin de discuter de l’effondrement du marché pétrolier. Ayant finalement terminé légèrement au-dessus de 20 dollars/baril, le contrat mai 2020 sur le pétrole brut WTI s’affichait à 21,35 dollars ce matin, effaçant presque la chute de 6% de lundi. Le contrat Juin 2020 sur le Brent remontait lui de 3,7% à 27,40 euros.
L’association des patrons italiens, la Confindustria, a déclaré mardi que l'épidémie de coronavirus se traduirait par une grave récession en 2020, détruisant jusqu'à 6% de PIB. L’activité dans la troisième économie de la zone euro devrait reprendre ensuite son essor en 2021, avec une hausse de +3,2% selon ses estimations s’il n’y avait pas d’autres augmentations de TVA ou impôts indirects additionnels, a-t-elle ajouté.
La création d’un nouveau mécanisme d'émission de dettes obligataires mutualisées pour la zone euro, réclamée par neuf pays, pourrait prendre jusqu'à trois ans, a déclaré Klaus Regling, le président du Mécanisme européen de stabilité (MES) dans un entretien publié mardi par le Financial Times. Des «coronabonds» pourraient toutefois être émises immédiatement en recourant aux institutions de financement existantes, a-t-il estimé, qu’il s’agisse du MES ou de la Banque européenne d’investissement (BEI) par exemple.
Les pays d’Europe du nord, dont les économies sont très ouvertes, sont durement touchés par la crise du coronavirus. Le PIB de la Suède devrait se contracter cette année de 4%, selon le ministère des Finances en raison des conséquences de l’épidémie de coronavirus à la fois sur l’offre et la demande. La contraction serait aussi importante qu’en 2009 (-4,2%) pendant la grande crise financière.
La demande pour les prêts de trésorerie aux entreprises garantis par l’Etat a déjà atteint 3,8 milliards d’euros, a annoncé ce mardi Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie. « Les prêts garantis par l’Etat sont un immense succès et, à l’heure où je vous parle, nous avons déjà reçu pour 3,8 milliards d’euros de demande de prêts », a déclaré Bruno Le Maire sur Radio Classique. Selon le ministre, cette demande émane de 21.000 entreprises, pour un montant moyen de 180.000 euros.
Les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté de 0,5% sur le mois qui s’achève par rapport à février et de 0,7% sur un an contre +1,2% en rythme annuel le mois précédent, selon la première estimation publiée ce matin par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Les économistes prévoyaient en moyenne une inflation de 0,8% en rythme annuel. Les prix de l'énergie ont chuté de 4,3% par rapport à mars 2019, alors que ceux des produits alimentaires non transformés augmentaient de 3,5%. En excluant ces deux composantes volatiles, l’inflation dans la zone euro ressort à 1,2% sur un an en mars, comme attendu, après 1,3% en février.
La banque centrale russe a annoncé hier qu’elle arrêtait les achats d’or à partir du 1er avril, sans en préciser la raison. Ce matin l’once d’or se replie de 1% à 1.605 dollars, la hausse du dollar et la poursuite de la progression des marchés actions pesant sur le métal précieux. La décision de la Russie contribue également à son évolution.
Ces Etats sont particulièrement vulnérables face au coronavirus et à la chute du prix des matières premières. Ils ont sollicité l'aide du FMI et de la Banque Mondiale.
Les taux des créances à court terme des entreprises américaines ont baissé vendredi, suggérant que les aides de la Réserve fédérale au travers des facilités CPFF et MMLF ont commencé à fonctionner, selon des données publiées lundi. Les taux auxquels les sociétés non financières peuvent emprunter du papier commercial ont baissé de manière conséquente pour toutes les échéances sauf 30 jours sur les créances les mieux notées (A1/P1) – à 0,13% pour le papier à 1 jour soit un plus bas depuis 2015 - et pour toutes les échéances sur les créances de moindre qualité – à 2,53% pour le papier à 1 jour. L'écart entre les deux taux avait atteint 264 points de base le 20 mars, son plus haut depuis 2008.
Euronext a renoncé à faire une offre sur l’opérateur boursier espagnol BME (Bolsas y Mercados Españoles), annonce le groupe boursier lundi. «Euronext estime que les conditions financières d’une offre potentiellement compétitive, en dépit de synergies potentielles significatives, ne seraient pas compatibles avec la création de valeur et le retour sur capital investi des actionnaires d’Euronext», explique la société dans un communiqué. La Bourse de Madrid est convoitée par l’opérateur de la Bourse de Zurich, SIX Group, qui a lancé en novembre dernier une OPA de 2,84 milliards d’euros sur BME, quelques minutes après qu’Euronext avait confirmé être en discussion avec l’opérateur espagnol. Euronext regroupe principalement les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Dublin.
Le gouvernement japonais devrait annoncer ces prochains jours un plan de 60.000 milliards de yens (555 milliards de dollars) face au coronavirus et à ses conséquences économiques. La hausse du budget sera financée en partie par l’émission de 16.000 milliards de yens d’obligations. Un responsable du parti au pouvoir (LDP) Fumio Kishida, a indiqué que ce stimulus budgétaire, conjugué à des annonces antérieures, serait au total de 100.000 milliards de yens, soit 926 milliards de dollars et 17% du PIB japonais. Lors de la crise financière de 2008, le Japon avait engagé 57.000 milliards de yens.
Donald Trump a annoncé dimanche qu’il allait prolonger jusqu’au 30 avril les recommandations visant à ralentir la propagation du coronavirus dans le pays, abandonnant l’idée de faire repartir l'économie américaine d’ici à mi-avril. Les Etats-Unis sont déjà le pays le plus touché au monde avec plus de 141.000 cas de contamination, selon Reuters. Samedi, Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des maladies allergiques et infectieuses, a estimé sur CNN que la pandémie née en Chine pourrait provoquer la mort de 100.000 à 200.000 personnes aux Etats-Unis. La proposition de Donald Trump de rouvrir l'économie d’ici au 12 avril, à Pâques, a été vivement critiquée par les gouverneurs des Etats.
L’Union européenne s’attend à ce que la Grande-Bretagne demande une prolongation de la période de transition post-Brexit censée s’achever à la fin de l’année, en raison de la crise du coronavirus, qui a entraîné l’interruption des négociations, selon Reuters. Cette période de transition doit permettre de définir le cadre des futures relations commerciales entre les deux parties. Le négociateur européen Michel Barnier a contracté le coronavirus, tout comme le Premier ministre britannique Boris Johnson et son ministre de la Santé, Matt Hancock. Les deux parties doivent s’entendre d’ici fin juin sur un délai supplémentaire d’un ou deux ans. Le porte-parole de Boris Johnson a répété lundi que la date limite fixée au 31 décembre était «inscrite dans la loi».
Le Conseil allemand des experts économiques a jugé lundi qu’une récession était inévitable au premier semestre en Allemagne avec l'épidémie de coronavirus qui pourrait contracter le PIB de la première économie de la zone euro de 5,4% cette année. Son scénario de référence prévoit une contraction de l'économie de -2,8% cette année, avant un potentiel rebond de +3,7% l’an prochain. Une courbe de récession plus marquée, avec des arrêts généralisés de la production ou une prolongation des mesures sanitaires pourrait toutefois entraîner une contraction plus forte, de -5,4% en 2020 avant de rebondir de +4,9% en 2021, prévient-il.
Onze jours après l’investment grade (IG), le compartiment high yield (HY) a repris du service aux Etats-Unis. La compagnie Yum! Brands (Pizza Hut, KFC…) cherchait lundi à émettre 500 millions de dollars. Ce serait la première émission sur ce marché depuis celle de Charter Communications le 4 mars dernier. Yum! Brands est noté B+/B1. Cette opération HY est un premier test sur ce marché dont la réussite serait considérée comme un signe supplémentaire de l’amélioration sur le marché crédit. Les spreads HY ont bondi ces dernières semaines à plus de 1.000 points de base en moyenne pour les émetteurs américains. Les banquiers s’attendent à une nouvelle semaine d’émissions soutenues sur l’IG, les entreprises cherchant à se constituer des lignes de trésorerie de sécurité au cas où le marché se refermerait de nouveau.
Lors de l’émission par la Banque mondiale des pandemic bond en 2017, la demande avait été deux fois plus importante que l’offre, rappelle Plus24, le supplément hebdomadaire du journal italien Il Sole 24 Ore. Les émissions, totalisant 320 millions de dollars, arrivent à échéance le 15 juillet 2020. Elles fonctionnent comme une assurance. Si sur les trois ans de vie de ces obligations, il n’y avait eu aucune pandémie, les souscripteurs auraient perçu le remboursement du capital à échéance, en plus des coupons. Une éventualité encore possible puisqu’un certain nombre de critères doivent être respectés pour que le Covid-19 soit qualifié de pandémie. Sinon, les investisseurs perdront leur capital, qui est transféré aux pays affectés. Plus24 a identifié les fonds qui détiennent les deux obligations pandémiques. La société de gestion la plus exposée est Baillie Gifford, avec 25 millions de dollars investis dans le fonds Diversified Growth. Suit la filiale américaine de Pioneer Investment IM. L’une des émissions figure aussi dans le fonds Pioneer Obbligazionario Globale High Yield géré par Amundi Sgr. Le fonds Azimut AZ Fund 1 Cat Bond détenait 500.000 dollars d’obligations pandémiques. Cet investissement a été pratiquement entièrement vendu fin janvier. Les autres maisons de gestion à avoir misé sur ces obligations sont Stone Ridge, pour 9 millions de dollars, et OppenheimerFunds, qui a liquidé une grande partie de ses positions.
L’Union européenne s’attend à ce que la Grande-Bretagne demande une prolongation de la période de transition post-Brexit censée s’achever à la fin de l’année, en raison de la crise du coronavirus qui a entraîné l’interruption des négociations, selon Reuters, qui cite des sources diplomatiques.
Dix jours après l’investment grade, le compartiment high yield reprend du service aux Etats-Unis. La compagnie Yum! Brands (Pizza Hut, KFC…) cherche à émettre 500 millions de dollars. Ce serait la première émission sur ce marché depuis celle de Charter Communications le 4 mars dernier. Yum! Brands est noté B+/B1.
Le Conseil allemand des experts économiques a jugé lundi qu’une récession était inévitable au premier semestre en Allemagne compte tenu de l'épidémie de coronavirus qui pourrait provoquer une contraction du PIB de la première économie de la zone euro de 5,4% cette année. Le scénario de référence de ce conseil, composé de cinq économistes chargés de conseiller le gouvernement d’Angela Merkel, prévoit une contraction de l'économie de -2,8% cette année, avant de potentiellement rebondir de +3,7% l’année prochaine.
Le cours du pétrole brut WTI américain a fortement chuté lundi, à nouveau tout proche des 20 dollars le baril sous lesquels il serait passé brièvement selon Reuters, tandis que le Brent atteignait, lui, son plus bas niveau en dix-huit ans à 23 dollars le baril. Les opérateurs craignent de plus en plus que l’arrêt mondial de l’économie lié au coronavirus ne dure des mois et que la demande de carburant ne s'évapore davantage.