Le secteur manufacturier s’est contracté en mars aux Etats-Unis en raison d’une diminution de la demande face à l’irruption de l'épidémie de coronavirus, selon l'étude mensuelle réalisée par l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs des achats.
La France tente de trouver une issue à l’impasse actuelle sur les moyens de financer en commun, à l’échelle européenne, le coût économique de l’épidémie de Covid-19.
L’opérateur américain va refinancer l’acquisition de Sprint sur le marché obligataire. Cette opération imminente, selon Bloomberg, devrait être la plus importante émission obligataire depuis le début de l’année. T-Mobile profite de l’apaisement des tensions sur le marché crédit depuis une semaine, avec l’annonce par la Réserve fédérale américaine d’un programme de rachat de dette obligataire investment grade.
L’Italie va finalement prolonger les mesures de confinement de la population en vigueur depuis trois semaines pour lutter contre la propagation du coronavirus jusqu’au 13 avril, a annoncé mercredi le ministre italien de la Santé. «Nous ne devons pas prendre les premiers signaux positifs comme un signal de fin d’alerte. Les chiffres montrent que nous sommes sur la bonne voie et que les décisions drastiques (que nous avons prises) portent leurs fruits, a déclaré Roberto Speranza au Sénat. La bataille (contre cette épidémie) sera encore longue.»
Le chômage dans la zone euro était tombé à 7,3% en février, juste avant la multiplication des mesures de confinement qui menacent de provoquer son envolée. Pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique, il s’agissait de son plus bas niveau depuis mars 2008, a annoncé mercredi Eurostat. Dans l’ensemble des 27 Etats membres de l’Union européenne, les demandeurs d’emploi représentaient 6,5% de la population active en février, un niveau inchangé par rapport à janvier, au plus bas depuis 2000.
Pour faire face à la chute des cours du pétrole brut consécutive à la paralysie économique causée par le coronavirus, BP a annoncé ce matin une réduction de 25% de ses investissements qui tomberont à 12 milliards de dollars (11 milliards d’euros) en 2020. Cette baisse concernera à la fois l’exploration et la production d’hydrocarbures, en particulier des activités dans le pétrole de schiste aux Etats-Unis, ainsi que le raffinage.
A la suite de la dernière réouverture de l’offre publique d’achat amicale sur Altran Technologies, Capgemini détient 98,15% du capital et au-moins 98,03% des droits de vote d’Altran. Aussi, Capgemini demandera dès demain à l’AMF la mise en œuvre de la procédure de retrait obligatoire, afin de se voir transférer l’ensemble des actions Altran non apportées à l’offre conformément aux termes de son offre publique d’achat et aux mêmes conditions financières (à savoir 14,50 euros par action Altran).
Alors que le président américain Donald Trump a de nouveau déclaré mardi tardivement qu’il pourrait si nécessaire prendre part aux discussions prévues entre la Russie et l’Arabie saoudite sur l’effondrement du marché pétrolier mondial, qui accentue les conséquences de la guerre des prix entre Moscou et Ryad, les cours sont assez peu remontés mercredi matin sur les marchés européens : autour de 20,55 dollars/baril pour le contrat mai 2020 sur le brut WTI (+1,7%), et de 25,41 dollars/baril pour le contrat juin 2020 sur le Brent (-2%).
L’activité du secteur manufacturier dans la zone euro a chuté en mars, conséquence des graves perturbations dans les chaînes d’approvisionnement liées aux mesures de confinement et aux arrêts de production pour lutter contre le coronavirus, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle PMI d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat.
En 2019, Maurel & Prom a enregistré une hausse de 19% de sa production à plus de 27.000 barils équivalent pétrole par jour (bep/j). Son chiffre d’affaires a progressé de 14% à 504 millions de dollars, pour un résultat opérationnel en chute de 45% à 70 millions, en raison de dotations plus importantes aux amortissements et provisions. Le bénéfice net recule de 43% à 35 millions d’euros. Le groupe ne proposera pas de dividende au titre de 2019.
Les ménages allemands se sont rués au mois de février sur les produits de première nécessité, anticipant le confinement et les mesures de quarantaine mises en place outre-Rhin en raison de la pandémie de coronavirus. Selon les statistiques officielles publiées ce matin, les ventes au détail en Allemagne ont bondi en février de 6,4% sur un an en données ajustées, une hausse plus de quatre fois supérieure à ce qu’anticipaient en moyenne les analystes. D’un mois sur l’autre, elles ont progressé de 1,2%. Ces hausses ont été perceptibles dans tous les segments de consommation mais elles ont été sensiblement plus fortes (+7,8%) pour l’alimentation, les boissons et le tabac.
Western Asset, l’un des principaux gestionnaires de fonds obligataires aux Etats-Unis, essaie d’éviter une vente forcée d’actifs d’un portefeuille d’obligations d’entreprises, après que plusieurs sociétés fortement touchées par l’épidémie de coronavirus ont vu leur notation de crédit être réduite à «junk», rapporte le Financial Times. Les dégradations d’Occidental Petroleum et American Airlines ont conduit à un dépassement de la limite d’exposition aux obligations pourries. La société de gestion de 460 milliards de dollars a demandé cette semaine une dérogation à un fonds de pension public californien, Fresno County, pour obtenir plus de temps pour mettre de l’ordre dans son portefeuille crédit investment grade. Sans cette dérogation, Western serait obligé de vendre rapidement une partie de la dette des entreprises dégradées, sans garantie d’obtenir un bon prix. Fresno, qui a investi 190 millions de dollars auprès de Western, devrait approuver la dérogation le 1er avril.
La Réserve fédérale a annoncé mardi le lancement d’une nouvelle facilité d’accès à des liquidités en dollars dédiée aux banques centrales étrangères, notamment des pays émergents, qui permettra à celles-ci d'échanger leurs avoirs en bons du Trésor américain contre des prêts de dollars au jour le jour. Ce nouveau programme, qui vise à prévenir des tensions sur l’accès au dollar pendant la crise liée à la pandémie de coronavirus, s’ajoute aux lignes de swaps déjà mises en place entre la Fed et plusieurs banques centrales, dont la BCE ou la BoJ. Ces lignes de swaps ont permis de réduire les tensions sur la liquidité en dollars comme le montrent les bases de changes (cross currency basis). Néanmoins de nombreux pays n’y ont pas accès. Le nouveau programme fonctionnera à partir du 6 avril et pour au moins six mois.
La Banque nordique d’investissement (NIB) a émis lundi le premier Covid-19 Response Bond sur le marché européen. Le milliard d’euros ainsi levé par NIB servira à financer des opérations de lutte contre les conséquences économiques de la pandémie : augmentation de capacités hospitalières, hausse temporaire des dépenses de sécurité sociale, financement de PME, etc. Ces obligations porte un coupon de 0%, pour une maturité de 3 ans. Le rendement global est ressorti à -0,263%, avec un spread sur les taux midswaps de 6 points de base. Cette transaction a enregistré un carnet d’ordres de 3,2 milliards d’euros.
Le nombre de chômeurs en Allemagne a augmenté moins que prévu en mars, de 1.000 en un mois en données corrigées, après un recul de 8.000 en février, selon l’agence allemande pour l’emploi - une évolution reflétant partiellement l’impact de la pandémie de coronavirus sur le marché de l’emploi dans le pays. Les économistes anticipaient une hausse de 35.000. Le taux de chômage de l’Allemagne est par ailleurs resté stable à 5% par rapport à février, à comparer à un consensus de 5,1%.
C’est une première. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont exporté du matériel médical vers l’Iran en utilisant le véhicule spécial Instex créé en 2019 pour pourvoir commercer en échappant aux sanctions imposées par les Etats-Unis contre l’Iran. Le matériel est arrivé à destination, a précisé le ministère allemand des Affaires étrangères, selon lequel Instex et son équivalent iranien allaient oeuvrer à la multiplication des transactions et à l’amélioration du dispositif.
La demande pour les prêts de trésorerie aux entreprises garantis par l’Etat a déjà atteint 3,8 milliards d’euros, a annoncé ce mardi Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie. « Les prêts garantis par l’Etat sont un immense succès et, à l’heure où je vous parle, nous avons déjà reçu pour 3,8 milliards d’euros de demande de prêts », a déclaré Bruno Le Maire sur Radio Classique. Selon le ministre, cette demande émane de 21.000 entreprises, pour un montant moyen de 180.000 euros. Les crédits, dont le montant total pourra atteindre 300 milliards d’euros, sont proposés par les banques françaises depuis la semaine dernière.
Les indices PMI d’activité dans le secteur privé ont nettement rebondi en mars en Chine après la chute enregistrée en janvier-février, en pleine période de confinement pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Depuis, l’activité a progressivement repris. L’indice PMI manufacturier officiel remonte à 52 (et sort de la zone de contraction sous 50) contre 35,7 au cours de la période précédente. La banque Nomura anticipe toutefois un tassement de ces indices dès avril en raison du ralentissement de la demande externe et du risque d’une deuxième vague de contamination de coronavirus en Chine.
«J’ai pris la décision de décaler la déclaration de revenus d’une semaine», a annoncé Gérald Darmanin au JT de 20h de TF1. La déclaration se fera donc à partir du 20 avril, au lieu du 9 avril initialement. Le ministre de l’Action et des comptes publics a également annoncé que les déclarants papiers auraient un mois de plus pour faire leur déclaration, soit jusqu’au 12 juin. Les télédéclarants auront une quinzaine de jours en plus. Les contrôles fiscaux seront suspendus. Le ministre a donné comme consigne au directeur général des Finances Publiques et au directeur de l’URSSAF, «de suspendre les contrôles qui existaient avant la crise et qui auraient pu continuer, voire être notifiés juste après la crise du coronavirus».
La Bourse de New York a effacé mardi la majeure partie des gains obtenus veille, les investisseurs restant sur la défensive face aux incertitudes entourant les répercussions de l'épidiémie de coronavirus sur l'économie et la santé des entreprises. Au lendemain d’une séance de forte progression, l’indice Dow Jones a clôturé en baisse de 1,8%, à 21.917,16 points, et le S&P 500 a abandonné 1,6%, à 2.584,59 points. Le Nasdaq Composite a fini en baisse de 1%, à 7.700,10 points. Wall Street termine ainsi sur une note de consolidation son plus mauvais trimestre depuis la crise financière depuis 2008, malgré l’amorce de stabilisation observée depuis la semaine dernière.
La secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a appelé mardi les entreprises ayant recours au chômage partiel à diminuer de 25% la rémunération de leurs dirigeants. Le gouvernement, qui met en oeuvre un plan d’aide aux entreprises, a énoncé des conditions pour leurs bénéficiaires. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a déjà prévenu que les entreprises bénéficiaires des prêts garantis par l’Etat pour un montant total de 300 milliards d’euros ne devraient pas verser de dividendes, ni procéder à des rachats d’actions. Dans le cas de celles ayant recours au chômage partiel, le ministre a appelé les entreprises à faire preuve de «la plus grande modération» sur la distribution des dividendes, sans aller toutefois jusqu'à exiger leurs suspension.
Le nombre de chômeurs en Allemagne a augmenté moins que prévu en mars, une évolution reflétant partiellement l’impact de la pandémie de coronavirus sur le marché de l’emploi dans le pays. En données corrigées des variations saisonnières, le nombre de chômeurs outre-Rhin a augmenté de 1.000 en un mois, après un recul de 8.000 en février, selon les chiffres publiés ce mardi par l’agence allemande pour l’emploi. Les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 35.000. Le taux de chômage de l’Allemagne est par ailleurs resté stable à 5% par rapport à février, à comparer à un consensus de 5,1%.